Séisme au Panama, Sébastien Jenkins témoigne | « C’était vraiment catastrophique »

Christophe Moquin | 13 octobre 2026 | 12:17
Panama City | Crédit photo : Pexels

Le tremblement de terre qui a touché le Panama vendredi dernier a grandement perturbé les vacances de plusieurs Québécois, dont Sébastien Jenkins, originaire d’Amqui, dans La Matapédia.

Le séisme a débuté vers 13h, heure locale, lorsque M. Jenkins et sa conjointe étaient en voiture. « Notre chauffeur de taxi, lui qui parlait en Espagnole, était un peu sous le choc de tout ça. On voyait les bâtiments tomber (…) et on a senti une secousse un peu avant d’être arrivé à l’aéroport », témoignage Sébastien Jenkins.

Arrivé à l’aéroport, c’était le chaos qui les attendait. Le lieu était fermé, les gens, cordés à l’extérieur, « pour ne pas que ça nous tombes dessus », pendant plusieurs heures sans nouvelles des compagnies de transport aérien et de l’Ambassade canadienne, qui était fermée pour l’Action de grâce.

Vers 22h, heure locale, des autobus permettaient de relocaliser les Québécois dans des demeures non touchées par le séisme, « qu’on ne trouvait pas trop logiques, parce qu’il y a eu aussi une alerte de tsunami (…). On était stressé du fait d’être relocalisé sous le bord des côtes ». Malheureusement pour M. Jenking et une dizaine de québécois, qui étaient dans les derniers d’une liste de priorités, n’ont pas pu embarquer dans les autobus par manque de place. « On avait deux options, soit de coucher à l’aéroport, sur le stationnement, ou d’essayer de se trouver un établissement pouvant nous héberger ».

Les dix vacanciers ont finalement trouvé un transport par eux-mêmes pour se relocaliser. « En arrivant là-bas, ce n’étaient pas des hôtels cinq étoiles. On était laissé à nous-même ».

Après deux jours, ils ont pris l’initiative de trouver des transports et des vols pour sortir du pays. « On a acheté plusieurs vols. Les vols étaient annulés, il fallait racheter des vols pour essayer de se trouver un itinéraire ».

Ils sont finalement revenus au Canada dimanche.

Plusieurs secousses

Entre 14h et minuit, heure locale, ce sont plusieurs secousses intermittentes entre 3 et 6 sur l’échelle de Richter. « On était tout le temps en alerte. Aussitôt que ça commençait à vibrer, l’on partait à la course, on allait se réfugier aux endroits plus sécuritaires (…). On s’éloignait des poteaux de téléphone, des bâtiments », explique Sébastien Jenkins.

Dans son témoignage, M. Jenking mentionne le choc de cet évènement. « J’ai plusieurs de mes amis qui ont beaucoup de séquelles physiques (…). Je me suis fait dire que les gens se lançaient des enfants pour essayer de s’éloigner de ce qui pouvait tourner autour (…). En un mot, c’était vraiment catastrophique ».

Il souhaite sensibiliser la population. « Des catastrophes comme ça, personne n’est à l’abri. On ne sait pas quand ça va arriver. Être abandonné par l’Ambassade, par les compagnies de transport aérien, j’ai trouvé ça ordinaire (…). Je pense qu’il y a beaucoup de choses à corriger pour l’avenir », a conclu Sébastien Jenkins.