Le Bloc Québécois n’est pas satisfait du budget fédéral
Maxime Blanchette-Joncas lors d’une intervention à la Chambre des communes | Photo de courtoisie Bloc Québécois À la suite du dévoilement du budget fédéral, ce 5 novembre, le député de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce qu’il laisse en suspens des demandes du Québec sur les transferts en santé et le remboursement des frais d’accueil des demandeurs d’asile.
« Le budget reprend une vingtaine de fois le mot d’ordre “Maîtres chez nous”, emprunté à la Révolution tranquille, pour bâtir le Canada à sa façon. Ottawa veut orienter nos choix énergétiques et trouve de l’argent pour célébrer le 160e anniversaire du Canada. Pendant ce temps, Québec attend toujours le remboursement des frais d’accueil qu’il a assumés et un engagement durable sur le financement des soins. Pour les Québécois et les Bas-Laurentiens, être maîtres chez nous, c’est avoir le pouvoir de décider de nos priorités et les moyens de les financer », a déclaré Maxime Blanchette-Joncas, qui énonce que le budget ne contient pas le remboursement des près de 700 millions de dollars que Québec réclame pour les services offerts aux demandeurs d’asile en 2024.
Maxime Blanchette Joncas dénonce aussi des lacunes en santé. « Quand les transferts augmentent moins vite que le coût des soins, Québec doit combler l’écart pour maintenir les services. Au Bas-Saint-Laurent, ça touche l’accès à un médecin, les soins à domicile pour nos aînés et les délais d’attente », ajoute le député. Le plancher de croissance du Transfert canadien en matière de santé va passer de 5 % à 3 % en 2028-2029. Le Bloc Québécois demande une hausse de 6%.
Finalement, le bloquiste énonce qu’Ottawa recycle la mégadéduction à la productivité annoncé en septembre, une mesure qui permettrait aux entreprises de déduire d’un coup de leur revenu imposable le coût de certains investissements, un coût estimé à 36 milliards de dollars sur cinq ans.
« Après plus de 500 pages, Ottawa laisse des demandes du Québec sans réponse en santé et face à la crise tarifaire. Ses choix en énergie soulèvent aussi des questions sur l’environnement et le respect de nos compétences. Appeler ça “Maîtres chez nous”, c’est trahir le sens même de ces mots », conclut le député.