Un spectacle dans les coulisses du show business | Entretien avec Patrice L’Ecuyer
Crédit photo | Geneviève Gagné photographe Patrice L’Ecuyer était de passage à la salle Jean-Cossette d’Amqui, ce 4 novembre, pour présenter son spectacle L’Ecuyer, après seulement 32 ans d’absence sur scène.
Pour l’occasion, notre équipe s’est entretenue avec l’artiste.
Entretien avec Patrice L’Ecuyer
On te connaît comme animateur et comédien, et ça fait longtemps que tu n’étais pas monté sur scène. Comment est arrivée l’idée de ce spectacle ?
« Écoute, les 10 premières années de ma carrière, je faisais que de la scène. J’ai fait deux spectacles, à la fin de ces années, avec Bernard Fortin. On avait un duo qui s’appelle Jacques et Normand. De la scène, j’en ai fait en masse, c’est quelque chose que j’ai toujours adoré. À un moment donné, je me suis mis à faire de la TV, puis j’en faisais et j’en faisais beaucoup, donc je trouvais que c’était exagéré de demander au monde de me regarder quatre soirs semaines et en même temps, de venir me voir en fin de semaine en spectacle.
Je n’avais jamais osé penser que ça serait possible d’être sur scène, seul, puis que les gens viennent m’entendre parler, moi. J’avais toujours voulu faire ça, mais je n’osais pas me l’avouer. Puis, dernièrement, il y a deux ans, je parlais avec mon directeur de contenu, Nicolas Lemay, puis il a dit : tu ne m’as pas déjà dit que tu voulais faire un show sur scène ? Parle de toi, tu n’as jamais parlé de toi. Je me suis mis à raconter des choses de ma carrière, puis mon équipe a dit que c’était sûr que ça allait intéresser le monde ».
Comment s’est monté le spectacle ?
« Toutes les émissions que j’ai animées, le monde accepte de venir et il y en a beaucoup qui me dise qu’ils y vont pour mes histoires sur le show business. Pendant les pauses publicitaires, les arrêts techniques, je conte des histoires et les acteurs aiment ça. Ma gang me disait : si tu fais ça devant les acteurs et qu’ils trouvent ça intéressant, le public va aimer ça aussi. Je me suis installé, commencé à raconter mes histoires, puis on l’a testé devant le monde.
J’ai fait de la TV à une époque où elle était tellement présente dans la vie du monde. Les gens ont grandi avec moi, puis on a tous vécu les mêmes affaires au même moment. Je parle de tout ce qui est arrivé en coulisse et tout ce que ce métier m’a permis de faire ».
Ça fait plusieurs années que tu es dans le regard du public, est-ce qu’en créant ce spectacle, tu as eu certaines appréhensions de la perception du public ?
« Non, je n’avais pas peur de comment ça serait perçu, j’avais peur que ça ne l’ait intéresse pas ».
En terminant, tu as présenté ton spectacle à Amqui. Tu connais bien La Matapédia. Ça te fait quoi de revenir dans la région ?
« Si ce n’était pas de mon métier, je vivrais en Gaspésie. Ça fait des années que je passe mes étés en Gaspésie, j’ai été porte-parole de la rivière Matapédia pendant des années, je me sens chez moi ici ».