Arrêt des opérations de deux usines de Damabois pour une période indéterminée
L'usine de Cap-Chat - Photo courtoisie Damabois - Site officiel L’entreprise Damabois annonce la fermeture de deux usines pour une période indéterminée. Les usines Bois Chic-Chocs de Cap-Chat ainsi que de Saint-Damase-de-Matapédia devront donc temporairement cesser leurs opérations alors que le groupe affirme ne plus avoir les liquidités disponibles pour s’approvisionner en bois. Une situation qui découle des mesures de protection du caribou imposées par le gouvernement du Québec en Haute-Gaspésie depuis 2023.
Damabois a demandé au gouvernement du Québec une aide d’urgence pour compenser les pertes financières de ces mesures de protection du caribou.
L’entreprise estime que l’approvisionnement est devenu difficile dans la région : «Depuis mai 2023, aucune récolte ne peut être effectuée dans 90 % du territoire d’approvisionnement traditionnel de l’entreprise, ce qui a occasionné des coûts supplémentaires d’approvisionnement évalués à 10 millions $ ».
Damabois, qui emploie 240 personnes dans ses 11 usines, a également présenté au gouvernement un projet de conversion de l’usine de Cap-Chat. Ce plan permettrait d’assurer sa pérennité est celle des 10 autres usines du groupe.
L’entreprise a interpellé les ministres Bernard Drainville, Pascale Déry et Kateri Champagne Jourdain.
« C’est une triste journée pour Damabois, nos employés et leurs familles. Ce n’est jamais une décision facile de procéder à la fermeture de nos installations. C’était toutefois la seule décision à prendre dans le contexte. Nous avons déposé au gouvernement des demandes raisonnables et légitimes, de même que des solutions intelligentes pour l’avenir, en phase avec les objectifs de protection du caribou et gagnantes pour toute l’industrie forestière régionale. Le gouvernement a entre ses mains toutes les solutions pour assurer la pérennité de nos opérations et éviter des fermetures définitives. Nous gardons espoir d’en arriver à un dénouement positif dans les prochains jours », explique Martin Lavoie, président de Damabois.