L’OBVMR rappelle l’importance de laver les embarcations aquatiques
L’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche (OBVMR) rappelle à la population matapédienne qu’il est important de laver son embarcation avant d’aller sur un lac ou une rivière.
Dans le bassin versant se trouvent des espèces envahissantes, dont la vivipare, plus précisément géorgienne et chinoise. La vivipare chinoise est dans le lac Matapédia et c’est retrouver dans les lacs Causapscal et Casault, montrant qu’une interaction des pêcheurs, des bateaux, des outils et du matériel a pu créer cette contamination. Pour l’instant, la vivipare n’a pas été trouvée dans d’autres lacs du bassin versant et une vérification se fera cet été.
La moule zébrée est aussi surveillée, puisque nos lacs sont très calcareux, un habitat parfait pour cette espèce envahissante.
Ces espèces peuvent être dommageables pour les frayères et, lorsqu’une espèce est implantée dans un plan d’eau, il n’est pas possible de revenir en arrière.
« Maintenant, l’on vit dans un milieu où les gens se déplacent énormément. Ce sont les changements de comportement qui apportent aussi une responsabilité de ne pas apporter des intrus avec eux. Donc, des espèces aquatiques envahissantes font partie de nos vies depuis plusieurs années, on en entend parler, mais souvent, c’est méconnu », informe Rébecca Gagnon, directrice générale de l’OBVMR.
Dans La Matapédia, plusieurs stations de lavage ont été installées, dans les dernières années, afin de protéger les lacs. « Parfois, les gens nous disent : oui, mais il y en a déjà une, il y en a déjà deux, mais on n’en veut pas cinq, six qui serait encore plus dommageable pour l’écosystème, pour la pêche, pour la qualité des plaisanciers », ajoute-t-elle. « Lavez les bateaux, ce n’est pas une méthode parfaite à 150%, mais ça élimine beaucoup de risque (…). On vit sur le bord des lacs, sur le bord des rivières, ça vient aussi avec une responsabilité ».
Pour l’OBVMR, les stations de lavage sont la solution pour protéger les lacs et les rivières, une surveillance sur les plans d’eaux étant trop dispendieuse. « En ce moment, si on doit sortir notre embarcation du plan d’eau, pour y revenir par la suite, même si c’est le seul plan d’eau, la solution est que tout le monde relave leurs embarcations ».