Campagne électorale : Le Front commun pour les arts a des demandes pour mettre la culture au cœur des débats
Crédit photo : Front commun pour les arts Le Front commun pour les arts énonce quatre priorités lors d’une campagne nationale nommée Debout pour les arts dans le contexte de la campagne électorale québécoise.
Constituée de 35 associations et organismes nationaux et régionaux ainsi que les syndicats culturels, la campagne veut mettre la culture au cœur des débats dans une réalité de guerre commerciale et culturelle menée par les États-Unis.
« Il faut changer de paradigme : la culture ne peut plus être gérée comme un simple portefeuille sectoriel isolé, soumis aux aléas des arbitrages budgétaires. Le prochain gouvernement doit adopter une vision transversale et interministérielle qui s’incarne de l’Éducation aux Finances. Nous demandons un engagement politique fondé sur la cohérence et la continuité. Afin que la culture puisse jouer son rôle vital dans le quotidien des Québécoises et Québécois et dans le développement du Québec, il faut sortir notre milieu de l’imprévisibilité et donner enfin à la création québécoise la structure d’État qu’elle mérite », mentionne Éric Lord, directeur du Réseau Culture 360°.
Il demande donc de faire de la culture une priorité gouvernementale afin d’adopter une trajectoire progressive pour porter à 3% la part du budget global dédié aux arts et à la culture.
« Face à l’offensive tarifaire américaine et au risque de remise en question de l’exception culturelle lors de la révision de l’ACEUM, le Québec ne peut pas se contenter d’être sur la défensive. Notre culture est le cœur de notre identité et de notre bouclier national. Dans ce climat de tensions commerciales, cibler un objectif de 3 % du budget et des investissements majeurs dans nos arts et notre culture n’est pas un luxe, c’est un acte fondamental pour garantir la souveraineté culturelle du Québec », indique Caroline Gignac, directrice générale du Conseil québécois du théâtre (CQT).
De plus, il veut que l’accès aux arts et à la culture soit garanti pour les jeunes, en rétablissant les protections des règles budgétaires de l’achat de livres, des sorties scolaires et du programme Culture à l’école, en actualisant le protocole interministériel Culture-Éducation et en assurant un enseignement des arts de qualité dans les écoles.
« L’accès à la culture dès le plus jeune âge est un moteur essentiel de richesses, d’égalité des chances et de valorisation de notre identité québécoise sur l’ensemble du territoire. Il est impératif de rapatrier et de protéger au ministère de la Culture les enveloppes dédiées aux sorties scolaires, à la présence d’artistes à l’école et à l’achat de livres neufs, tout en garantissant un enseignement artistique obligatoire de qualité dans toutes nos écoles », mentionne Julie-Anne Richard, directrice générale chez RIDEAU.
Aussi, il souhaite que la pérennité du financement du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) soit assuré en consolidant dès le premier budget la base de crédit du CALQ à 200 M$ et en instaurant une indexation automatique au coût de la vie de ses programmes réguliers.
Finalement, il veut viser une protection sociale aux artistes et aux travailleurs.euses.