La première et la pire saison du Canadien en 1909 | Entretien avec Éric Béliveau
Ce 15 juillet dernier, à la bibliothèque Madeleine-Gagnon d’Amqui, avait lieu une conférence offerte par la Société d’histoire et de généalogie de La Matapédia. Il s’agissait de la deuxième conférence sur trois offerte par la société cet été.
Animé par Éric Béliveau, passionné d’histoire, elle traitait l’histoire de la première saison du Canadien de Montréal, en 1909, considéré, par le conférencier, de la pire saison du Canadien.
Entretien avec Éric Béliveau
Parlez-moi de cette saison. Quels étaient ses enjeux ?
« C’est une équipe qui se fait sur le tard. On apprend le 6 décembre que le Canadien est fondé, puis l’on a un premier match le 5 janvier. Donc, on est précipité dans un recrutement puis, comme le National, un autre club de canadien français, ça porte à une course au recrutement qui est assez intense. C’est un peu chaotique les débuts du Canadien ».
Puis, la première saison du Canadien était la pire ?
« Oui, deux victoires et dix défaites, faire ça au prorata, je ne pense pas qu’il y ait une saison du Canadien qui est pire que ça ».
Quelle est l’importance de cette année sportive 1909 ?
« Je n’ai pas de certitude à 100%, mais j’aimerais démontrer que c’est le club des Canadiens, au sens canadien français du terme à l’époque. Aujourd’hui, il y a une équipe que peu importe où tu vas en Amérique du Nord, dans un match, tu vas voir des chandails du Canadien. Quand Boston sont à Vancouver, tu va peux être avoir deux ou trois perdus, donc j’ai l’impression que ça s’est transmise de génération en génération ».
Pour monter la conférence, vous avez lu les archives d’articles de presse. Comment se sont déroulés les recherches ?
« Le processus est la partie le fun, de tout découvrir, de partir de zéro, puis d’être un peu comme dans la tête de nos ancêtres dans le fond. Je me transpose, comme si j’étais en 1909, j’ouvre le journal : Y va y avoir une équipe de hockey. Les articles, il y en a très peu. Je suis peux être passé à côté d’un ou deux articles ici et là. C’est comme un film, je voyais un film qui se défilait dans ma tête ou un roman. Toute des nouveautés et je le découvre de la même façon que les gens le découvraient à l’époque ».