Mazda CX-5 2026 : changer… juste assez
Photo courtoisie Mazda Par Marc Bouchard
Il existe deux façons de renouveler un véhicule. La première, c’est de tout jeter à terre et recommencer à zéro, au risque de perdre ses repères. La deuxième, beaucoup plus délicate, consiste à améliorer ce qui fonctionne déjà sans dénaturer l’ensemble. Mazda a choisi la deuxième voie avec le CX-5 2026.
Et vous savez quoi? C’est probablement la meilleure idée qu’ils aient eue depuis longtemps.
Un style qui évolue
Si vous vous attendez à un choc visuel, vous risquez d’être déçu. Ou rassuré. Parce que oui, le nouveau CX-5 ressemble… à un CX-5. Mais regardez-le un peu plus longtemps. Les lignes sont plus tendues, la calandre a pris de l’assurance et les phares ont ce petit regard plus affûté qui vient moderniser l’ensemble sans tomber dans l’excès.
C’est du Mazda pur : une évolution en finesse, presque chirurgicale. Pas de flafla inutile. Pas d’exubérance gratuite. Juste une belle maturité. Sauf la partie arrière, qui a subi d’importants changements et qui présente une silhouette plus arrondie. Ce qui attire le regard toutefois, c’est l’absence de logo. Il est remplacé par le complet, Mazda, qui fait pleine largeur de coffre. C’est joli et raffiné
L’intérieur dans la cour des grands
Montez à bord, et là, vous comprenez que le vrai travail s’est fait ici. e CX-5 n’a jamais été mal habillé, loin de là. Mais pour 2026, Mazda l’amène carrément dans une autre ligue. L’espace est en nette progression, surtout pour les passagers arrière, et l’ambiance générale est plus aérée.
Les matériaux sont sérieux, l’assemblage inspire confiance et, surtout, on a enfin ce petit sentiment d’être dans quelque chose de plus haut de gamme que le prix demandé. Mazda continue de marcher sur cette ligne mince entre généraliste et luxe accessible. Et il le fait mieux que bien des marques qui se prennent pour ce qu’elles ne sont pas.
Le grand écran
Mazda a succombé, comme tout le monde, à la religion du pixel. On parle maintenant d’un écran tactile allant jusqu’à 15,6 pouces, avec système Google intégré. C’est beau. C’est fluide. C’est rapide. Mais c’est aussi… frustrant.
Parce qu’en agrandissant l’écran, Mazda a rapetissé le nombre de boutons. Résultat : pour gérer la climatisation, le volume ou certaines fonctions de base, il faut pianoter. Et pianoter en roulant, ce n’est jamais une bonne idée. Imaginez que pour trouver la commande simple des sièges chauffants, il faut appuyer sur un minuscule icone… qu’il m’a fallu quelques secondes pour repérer!
On comprend la logique. On comprend moins le résultat. Un bouton, ça ne plante pas. Ça ne demande pas qu’on le regarde. Et ça fonctionne même avec des gants en hiver. Avis aux ingénieurs.
Une mécanique fidèle
Sous le capot, Mazda n’a pas cherché à réinventer la roue. On retrouve le bon vieux 4 cylindres 2,5 litres atmosphérique. Pas spectaculaire, mais fiable, doux et parfaitement adapté à la mission du véhicule. Mais il y a une absence qui se fait sentir : le moteur turbo.
Et ça, c’est une décision qui ne plaira pas à tout le monde. Le turbo apportait du caractère, du couple, un petit sourire en coin à chaque accélération. Ici, on revient à quelque chose de plus rationnel, presque trop sage. Heureusement, la rigidité du châssis a été amélioré de plus de 20%, et la présence d’un rouage intégral intelligent rend la conduite nettement plus dynamique qu’on ne pourrait le croire!
Demain c’est l’hybride
Avant de crier au scandale, il faut comprendre une chose : Mazda prépare son coup. Le CX-5 hybride arrive, mais pas tout de suite. On parle d’une introduction dans un avenir très rapproché. Et c’est là que tout prend son sens. Le turbo disparaît pour faire place à une motorisation plus moderne, plus efficace, et surtout plus en contact avec les exigences actuelles.
Ce qui n’a pas changé, et heureusement, c’est le comportement routier. Le CX-5 reste un des rares VUS compacts qui donne envie de conduire. Direction précise, châssis équilibré, confort bien calibré… il y a une cohérence dans la façon dont il réagit.
Ce n’est pas le plus puissant. Ce n’est pas le plus technologique. Mais c’est un des plus agréables. Et ça, c’est une qualité qui ne se mesure pas sur une fiche technique.
Conclusion
Le Mazda CX-5 2026, ce n’est pas une révolution. C’est une évolution. Mais une évolution intelligente. Oui, on aurait aimé garder le turbo. Oui, on aurait gardé quelques boutons physiques. Mais dans l’ensemble, Mazda réussit à moderniser son produit sans le dénaturer.
Et dans un marché où certains constructeurs s’égarent en essayant d’en faire trop, ça mérite d’être salué. Parce que finalement, le succès du CX-5 repose sur un équilibre rare : qualité, agrément de conduite et prix raisonnable. Et tant que Mazda continuera de comprendre ça…Le CX-5 va continuer de se vendre.
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