Le Bloc Québécois souhaite que le monde agricole ait accès à l’amortissement accéléré pour les bâtiments
Alexis Deschênes, Yves-François Blanchet, le député Alexis Brunelle-Duceppe, et le député, Mario Simard | Photo de courtoisie Bloc Québécois Le député fédéral de Gaspésie Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj et leader adjoint du Bloc Québécois, Alexis Deschênes, demande au gouvernement fédéral d’accorder aux producteurs agricoles l’accès à la mesure fiscale d’amortissement accéléré et à la déduction de 100% pour les investissements liés à la rénovation, à l’amélioration et à la modernisation des bâtiments agricoles, une mesure fiscale déjà offerte au secteur industriel.
Cette demande découle des nouvelles règles reliées au bien-être animal qui aura pour cause qu’un nombre élevé de fermes devra procéder à des travaux importants de rénovations et de mises aux normes des bâtiments.
« L’utilisation du bois pour répondre aux besoins en infrastructures du secteur agricole devrait être favorisée. Présentement l’industrie forestière traverse une période difficile et en réponse à cette crise, le gouvernement a mis sur pied un groupe de travail sur l’avenir du secteur forestier. Il y a dans le maillage entre l’industrie forestière et les besoins en infrastructures du secteur agricole une opportunité que le gouvernement doit saisir. En outre, les avantages environnementaux de l’usage du bois et l’extension de la déduction immédiate aux bâtiments agricoles amèneraient une demande accrue en matériaux forestiers et en expertise régionale, bénéfique à l’ensemble de l’économie et à la résilience face aux tarifs des États-Unis », affirme le député Alexis Deschênes.
Pour le député, une déduction de 100% pour les investissements en bâtiment, chez les agriculteurs, constituerait un levier concret pour accélérer la modernisation des infrastructures et stimulerait l’activité économique locale, surtout dans les secteurs de la construction et des matériaux, dont le bois.
Le député bloquiste affirme aussi qu’offrir aux producteurs les mêmes outils fiscaux qu’au secteur manufacturier, c’est investir dans la vitalité des communautés rurales et dans la résilience de l’économie régionale.