Un rorqual à bosse s’échoue à Mont-Saint-Pierre, en Gaspésie

Le rorqual à bosse s'est échoué sur la plage de Mont-Saint-Pierre, en Gaspésie. Photo: Par Simon Carmichael, Initiative de journalisme local

Un rorqual commun de 9,20 mètres s’est échoué, mardi matin, sur la plage de Mont-Saint-Pierre, en Haute-Gaspésie. Des échantillons de l’énorme cétacé ont été prélevés afin de faire la lumière sur les circonstances de son décès.

Par Simon Carmichael, Initiative de journalisme local

La carcasse a été signalée au Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) le 14 septembre, en matinée. Des équipes de bénévoles ont été dépêchées sur les lieux afin de prélever des échantillons de peau et de gras, qui seront analysés pour identifier les causes du décès de l’animal, confirme l’organisme.

Le rorqual à bosse retrouvé à Mont-Saint-Pierre, un mâle de 9,20 mètres, n’a pas encore été identifié. Selon Environnement Canada, chez les rorquals à bosse, aussi appelés baleines à bosse, les mâles mesurent généralement 13 mètres et les femelles 14 mètres.

Contrairement à des informations partagées sur les réseaux sociaux, aucun cordage à filets n’aurait été observé sur l’animal. Il s’agirait plutôt d’une étiquette installée par les équipes de bénévoles afin d’identifier la carcasse, s’il devait se déplacer. Les bénévoles du GREMM n’ont d’ailleurs remarqué aucune blessure ou cicatrice majeure, écartant la thèse d’un contact avec un engin de pêche. 

Si des échantillons de tissus ont été récoltés, il ne sera cependant pas possible de faire une autopsie à court terme. En raison de sa localisation, se rendre au cadavre avec la machinerie nécessaire s’avère impossible, explique le GREMM. 

La carcasse, qui n’est pas à proximité de résidences, ne devrait pas être prise en charge pour le moment, laissant plutôt la nature faire son œuvre. Cette décision pourrait être revue si elle devait être déplacée par la marée ou si elle devenait nuisance. 

La population de rorquals à bosse est en rétablissement depuis quelques années, mais elle n’est pas tout à fait hors de danger, note Environnement Canada, qui considère que la situation de l’espèce est «préoccupante».