Québec nomme un médiateur pour discuter avec les Micmacs de la Gaspésie

Au tour de Québec de tenter une approche de réconciliation avec les Micmacs de la Gaspésie.

Le gouvernement Legault a procédé à l’annonce d’un négociateur afin d’entretenir des relations harmonieuses avec eux.

Il s’agissait d’une demande des Micmacs, souligne le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, lorsqu’il s’était arrêté à Listuguj, Gesgapegiag et Gespeg l’été dernier.

« On m’a parlé de plusieurs dossiers. Il n’y a pas qu’un dossier mais plusieurs à faire avancer en Gaspésie », note l’ancien porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.  

Des éléments sortent des discussions.

« Entre autres, il y a l’éducation, l’accès aux services de garde et en ce qui a trait à Listuguj, la prochaine saison de la pêche au homard. Présentement, il n’y a pas d’enjeu, mais je veux avoir quelqu’un sur place de façon préventive », note le ministre.

Ottawa a annoncé récemment une pêche automnale autochtone commerciale, ce qui a provoqué l’ire du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie qui a largement déploré ne pas avoir été consulté par le gouvernement fédéral avant d’autoriser cette pêche.

Les homardiers gaspésiens craignent pour la pérennité de la ressource alors qu’ils se sont battus durant des années pour protéger les stocks.

Une nomination qui est bien perçue par le chef de la Nation Micmac de Gespeg, Terry Shaw.

« En premier lieu, ce sera d’avoir de bonnes discussions et de bons échanges et de voir quelles sont les opportunités de développement. C’est une bonne position pour avoir un lien direct », estime le chef de Gespeg.  

Guy Rouleau sera en place le 30 septembre.

Expérimenté, il a déjà travaillé avec la Nation Anishnabe de Lac Simon et la Nation Crie de Chisasibi.