L’utilisation d’herbicides sur le rail gaspésien revient à l’avant-plan

L’utilisation d’herbicide pour gérer la végétation sur le rail en Gaspésie revient une fois de plus dans l’actualité alors que le groupe Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé réclame l’utilisation d’autres procédés que le glyphosate.

Le groupe écologiste appuie ainsi la position de la députée libérale de Frédéricton, Janica Atwin, pour que l’utilisation du glyphosate soit abandonnée.

Mme Atwin, demande à son gouvernement qui a autorisé ce produit jusqu’en 2031 de faire marche arrière et, en ce sens, appuyée par ses collègues, elle a déposé un projet de loi et une pétition aux Communes.

La présidente et porte-parole, Lise Chartrand, demande à la députée libérale de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine Diane Lebouthillier d’appuyer le projet de loi et demande aussi à la Société du chemin de fer de la Gaspésie d’abandonner cette pratique.

« On trouve que le moment est parfait pour relancer le dossier. Il y a de l’épandage, qu’il y ait un train ou pas. Avant que l’été ne revienne, on demande à la Société du chemin de fer de la Gaspésie de nous présenter d’autres options pour éliminer les mauvaises herbes nuisibles au rail et on propose que ce soit planifié dans les budgets pour l’été prochain », mentionne Mme Chartrand qui fait des suggestions.

« Il n’y a rien de plus efficace que le travail manuel. Il existerait une plate-forme qui peut faire un travail mécanique. Nous, ce qu’on ne veut plus, c’est de l’épandage d’herbicide et de glyphosate. C’est révolu de se servir d’herbicides quand on connaît les conséquences sur la santé et l’environnement », ajoute Mme Chartrand. 

Le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé, rappelle qu’il s’agit d’une question de sécurité.

« On tend toujours à réduire nos quantités. Mais pourquoi on est obligé de désherber la voie ferrée ? C’est une question de sécurité. On respecte les règles au niveau de l’environnement. On reçoit nos autorisations environnementales pour le faire », mentionne M. Dubé.

« C’est une réalité pour les chemins de fer en Amérique du Nord. On a toujours dit qu’on restait à l’affut pour trouver des alternatives viables économiquement et qui vont répondre aux attentes », ajoute le président.

L’an dernier, Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé avait obtenu le mandat de représenter le volet environnemental dans le dossier du retour du train, tel que demandé par le Comité citoyen pour le développement de Gaspé.

Le groupe rappelle que des puits d’eau potable se retrouvent tout le long de la voie ferrée et de nombreux cours d’eau terminent leur parcours dans la baie de Gaspé.