Le PQ présente son programme électoral pour l’Est-du-Québec

Le Parti québécois propose 12 grands thèmes contenant plus de 70 points dans l’Est-du-Québec en vue du scrutin du 3 octobre prochain.

Inflation, logement, garderie, transport et décentralisation, pêches, sont quelques exemples d’idées que les candidats péquistes des circonscriptions de Rimouski, Matane-Matapédia, Bonaventure, Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine entendent débattre durant la campagne électorale.

À Gaspé jeudi matin, le PQ a dit vouloir mettre tous les efforts nécessaires pour que la réfection du rail soit effectuée jusqu’à Gaspé, soulignant au passage que la CAQ avait promis 2027, avant d’avancer le délai à 2025 pour ensuite l’éliminer.

« C’est clair que pour nous, dans un horizon d’un mandat de quatre ans, on voudrait se rendre à Gaspé ou très très près de Gaspé, si on peut avoir un plan réaliste pragmatique et chiffré pour y arriver. 2026, c’est ce qu’on souhaite », mentionne le candidat des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.

« Si on peut le faire plus vite, on va le faire plus vite », ajoute son collègue de Bonaventure, Alexis Deschênes.

« Une chose qu’on va réclamer très rapidement, c’est que Via Rail, fortement subventionné par le gouvernement fédéral, vienne offrir les services aux Gaspésiens au fur et à mesure que le rail soit fonctionnel. Rien n’empêche Via Rail d’offrir le service jusqu’à New Richmond. Dès qu’il va se rendre à New Carlisle, ils vont se rendre à New Carlisle. Dès qu’il va se rendre à Chandler, il va se rendre à Chandler. Notre engagement est fort », ajoute M. Deschênes.

Toujours dans le secteur du transport, le PQ propose une PasseClimat, un laissez-passer annuel à 365 $ par année ou 1 $ par jour. Le transport en commun et le transport interurbain serait couvert par une « carte Opus ».

La RéGÎM pourra en profiter en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Alors qu’un billet d’Orléans express aller-retour entre Gaspé et Québec coûte près de 250 $ avant taxes, le PQ suggère que la passe permettrait un accès sans limite.

« 365 $ par année pour une passe et on prend l’autobus aussi souvent qu’on veut à l’intérieur de la région de la Gaspésie ou vers Québec. C’est une passe annuelle pour l’utilisation de tous les transports collectifs urbain et interurbain, y compris ceux de la Société des traversiers du Québec pour les passagers », explique M. Arseneau qui chiffre le coût entre 150 millions $ et 180 millions $.

« C’est un investissement, pas une dépense. C’est une goutte dans l’océan qui va changer complètement la façon de se déplacer au Québec », affirme le candidat des îles.

Sur le manque de places en CPE, la position péquiste est simple : chaque enfant aura une place.

« Pour nous, c’est un enfant, une place. Il faudra remettre encore une fois la question du guichet unique ce que ça représente, mais partout dans l’Est-du-Québec, chaque enfant aura sa place. Ce n’est pas négociable », commente la candidate dans Gaspé, Méganne Perry Mélançon.

Même principe pour régler le manque de logements alors que les différentes études montrent qu’il y a un déficit de plus de 2000 appartements dans la région.

« Le Parti québécois veut répondre aux besoins de la population. On va tout faire pour favoriser la construction de logements jusqu’à temps qu’on tombe dans un taux d’inoccupation qui soit balancé, soit plus de 3 % », déclare M. Deschênes, qui mentionne que dans Bonaventure, des municipalités ont des taux de 0 %.

Sur les pêches, avec l’abandon des pêcheurs par le gouvernement fédéral, le PQ veut récupérer sa gestion via l’indépendance du Québec.

« D’ici là, on va se tenir debout avec les pêcheurs pour réclamer leur dû. Ça vaut pour toutes les flottilles », soutient M. Arseneau.