Le député de Bonaventure vote en faveur de la Loi 96 sur la langue française

Le député de Bonaventure s’est rangé aux côtés de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire et a voté en faveur de l’adoption de la Loi 96 modifiants des dispositions de la Loi 101 sur la langue française.

« Il y a certaines améliorations. Ça ne règlera pas tout. Mais il y a des choses là-dedans qui sont satisfaisants. Il y a un paquet de mesures qui sont un pas dans la bonne direction pour protéger la langue française », commente Sylvain Roy.

Parmi les mesures satisfaisantes, il note le plafonnement des inscriptions dans les cégeps anglophones et l’amélioration des règles sur l’affichage.

Le député note qu’il faut rester ouvert sur le monde et trouver un équilibre avec l’anglais.

« Tout le monde sait que si tu ne maitrises pas l’anglais, tu vas avoir de la misère à trouver des emplois dans des postes stratégiques de gouvernance dans les grandes entreprises », note l’élu.

Celui qui a été élu sous la bannière péquiste avant de devenir indépendant il y a un an décoche une flèche au Parti québécois sur les communications dans les municipalités en anglais.

« Je trouvais ça un peu déplorable. Il faut continuer à communiquer avec les gens. Ceux qui ont des problèmes avec le français, c’est dommage, mais en même temps, je connais des gens dans le fond d’un rang à Escuminac qui ont fait à peine un secondaire III et ne se sont jamais mêlés à la société francophone. C’est dommage pour eux. Ils se sont ghettoïsés et ont eu les problèmes sociaux qui vont avec. Est-ce qu’on va les sanctionner en ne leur donnant pas l’information parce qu’on impose une loi qui interdit les communications en anglais. Je ne pense pas qu’on soit rendu là. Il faut être démocrate », explique le député.

« Si on veut vraiment protéger notre langue, il faut être fière d’elle et arrêter de se lamenter qu’elle est toujours en danger car on devient répulsif et non attractif », ajoute l’élu.

Il raconte une anecdote où il avait rencontré la direction du Groupe Jean Coutu avec Maka Kotto sur la Loi 101.

L’entreprise exigeait des fournisseurs à travers le monde qu’ils parlent en français.

« Ces gens-là avait une colonne. Il faut avoir une posture de fierté et de vainqueur pour être attractif et donner aux gens d’avoir le goût de parler la langue française », conclut M. Roy.