Le chef caquiste François Legault en campagne en Gaspésie

À six jours du scrutin général, le chef de la Coalition avenir Québec a espoir de voir les Gaspésiens envoyer un représentant de sa formation politique à l’Assemblée nationale.

Lors d’une visite éclair en Gaspésie mardi avant-midi, François Legault s’est gardé d’être triomphant devant les sondages qui donnent toujours un gouvernement majoritaire.

Accompagné des candidats dans Bonaventure, Catherine Blouin, et de Stéphane Sainte-Croix dans Gaspé, François Legault a rappelé le potentiel du secteur tourisme en Gaspésie en ayant une offre quatre saisons et aussi plus haut de gamme, alors qu’il tenait un point de presse à la marina de Gaspé avec la baie de Gaspé et le parc Forillon en arrière-plan.

Et il compte sur une présence de la Gaspésie dans un éventuel gouvernement.

« Avec ce qu’on a fait depuis quatre ans et ce qu’on annonce pour les quatre prochaines années, je pense que la CAQ, c’est vraiment le parti des régions et j’ai bon espoir qu’on ait nos premiers députés de la CAQ de la Gaspésie avec notre équipe le 3 octobre au soir », lance M. Legault.

« Il ne faut rien prendre pour acquis. Il faut travailler fort. Il reste six jours. C’est sûr que dans l’Est du Québec, c’est une lutte à deux entre la CAQ et le Parti québécois et ce que je veux, c’est parler de ce qu’on propose », ajoute le chef caquiste qui dit que le gouvernement doit mieux soutenir les petites municipalités et rappelle la promesse de 2000 $ pour les aînés.

Sur la décentralisation de la fonction publique, M. Legault rappelle sa promesse de transférer 5000 postes sur 10 ans vers les régions. Son objectif de 2000 en quatre ans est atteint, selon lui, et une accélération est prévue.

Il constate que le taux de chômage a diminué en Gaspésie et il ajoute qu’il n’y a plus de raisons avec le télétravail de ne pas utiliser les personnes même dans les sous-régions.

Questionné sur la sortie du maire de Sainte-Anne-des-Monts au printemps dernier qui décriait le fait de ne pas avoir profité de la décentralisation, le premier ministre estime que la Haute-Gaspésie aura sa part.

« Les postes sont disponibles et continueront d’être affichés. Ça dépend de la formation demandée pour les différents postes. Mais, on va continuer et même l’accélérer. S’il y a des gens qui cherchent un emploi en Haute-Gaspésie, ces emplois seront disponibles. On a une pénurie d’employés. Ceux qui veulent travailler sont les bienvenus », lance le premier ministre sortant.

Sur la réfection de la voie ferrée, le premier ministre rappelle que le Québec a besoin de ce service, mais ne se mouille pas sur l’échéancier pour Gaspé, ni sur le budget total.

« Pour la Gaspésie, c’est important et pour les passagers et pour la marchandise. Il y a un défi de trouver des travailleurs de la construction. Mais au fur et à mesure qu’on trouve les travailleurs, on va aller de l’avant », souligne M. Legault

Sur l’érosion, le caquiste se dit prêt à ajouter des sommes supplémentaires si nécessaire.

« La première chose à faire, c’est d’arrêter d’y aller à la pièce et de faire un inventaire de ce qui a à faire comme travail et le faire rapidement. On le voit, malheureusement, des tempêtes, il y en a de plus en plus souvent et elles sont de plus en plus intenses », explique-t-il.

Avec des retombées économiques d’un milliard $ pour le secteur des pêches, dont 800 millions $ en Gaspésie et 325 millions $ dans Rocher-Percé, le secteur de Grande-Rivière souhaite obtenir avec Rimouski une zone d’économie bleue.

« On a reçu une demande. Le critère qu’on s’est mis, c’est d’avoir des partenaires privées. On est prêt à investir dans la partie éducation et recherche, mais on ne veut pas gérer ça », répond M. Legault, sans se compromettre.

M. Legault a promis dans son annonce du jour un investissement de 26,8 millions $ pour mettre en valeur la pratique de la chasse et la pêche s’il est réélu.