La route 132 demeure sécuritaire, selon le ministre François Bonnardel

Même si 25 mètres du mur de protection sont partis à la mer vendredi près de Marsoui, en Haute-Gaspésie, le ministre des Transports assure que la route 132 est sécuritaire.

Québec a identifié 273 sites vulnérables sur le réseau routier le long du littoral au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine et François Bonnardel assure qu’un suivi serré est effectué sur chacun de ces endroits.

« On a donné un mandat pour réaliser des études d’impact pour voir de quelle façon on va sécuriser le réseau. On aura une analyse environnementale qui va suivre et par la suite, on pourra donner un échéancier complet et les coûts », explique le ministre alors que l’étude ne sera prête qu’en 2024.

Mais M. Bonnardel se veut rassurant sur les infrastructures vulnérables.

« Je veux que les gens comprennent bien. Le réseau n’est pas en danger, sauf qu’on considère qu’il pourrait y avoir des améliorations sur ces sites. On va le faire le plus rapidement possible, mais si on peut le faire avant, on va le faire avant », avance M. Bonnardel qui rappelle que depuis 2016, 6 millions $ ont été investis après des bris et 3 millions $ en prévention sur la route 132 en Gaspésie.

De son côté, la députée de Gaspé pose des questions à la suite des nouveaux bris survenus sur la route 132.

Méganne Perry Mélançon note que ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit, ayant à l’esprit les événements de décembre 2016.

L’élue demande au ministre Bonnardel de mettre en place un comité pour analyser la question.

« Le comité pourrait réfléchir aux meilleures mesures à prendre et surtout d’avoir des plans d’urgence en cas de fermeture complète de la route », dit-elle.

La députée veut une vision globale et se désole de devoir attendre encore trois ans.

« Il ne faut pas attendre jusqu’en 2026 avant de mettre en œuvre des plans d’urgence », affirme clairement l’élue péquiste.

La direction régionale du ministère des Transports est loin d’être fermé à l’idée de ce comité.

Le directeur pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Yves Berger, a confirmé lundi midi au préfet de la Haute-Gaspésie, Guy Bernatchez, être favorable à réunir des partenaires pour discuter de l’enjeu.

« Ça existe aux Îles-de-la-Madeleine. Ça pourrait être un comité érosion des berges! C’est de collaborer ensemble à trouver des solutions pérennes », lance le préfet.

Yves Berger lui a confirmé un retour à la normale à la fin de la semaine dans le secteur de Marsoui alors que la circulation se fait en alternance depuis les événements de vendredi.

Guy Bernatchez se veut rassurant après de la population, soulignant que le mur qui est parti à la mer vendredi date des années 1980 lors de la reconstruction majeure de la route.

« C’était un vieux muret. Ça nous l’indice que les nouvelles infrastructures sont durables dans le temps », dit-il.

Dans l’attente d’une construction permanente, le ministère fera de l’empierrement temporaire pour redonner une pleine voie de circulation dans les deux sens.

Des études seront faites cet hiver sur les interventions à réaliser l’an prochain pour effectuer des travaux permanents.