La Régie de l’énergie gaspésienne verse 4 millions $ aux municipalité et a un projet pour les Îles-de-la-Madeleine

Les municipalités membres de la Régie intermunicipales de l’énergie de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine reçoivent dès maintenant une redevance de 4 millions $ sur les 4,5 millions $ prévus pour l’année 2022.

Le président, Simon Deschênes, est fier de remettre cette somme aux municipalités pour assurer des revenus servant à différents projets.

Et ce n’est pas fini.

« Il reste septembre, octobre, novembre et décembre pour récolter des profits. En décembre, on devrait émettre le résiduel pour atteindre le budget », avance avec confiance M. Deschênes.

La redevance totale de 4,5 millions $ est semblable à celle de 2021 et 2020.

En 2019, la régie avait versé 6 millions $ car elle avait bénéficié d’un congé d’intérêt sur la mise en service du parc Nicolas-Rioux, dans la région de Trois-Pistoles, au Bas-Saint-Laurent.

La prudence guide le conseil d’administration.

« Pour les prochaines années, on aura une stabilité dans les redevances à redistribuer. Ce sera toujours 4,5 à 5 millions $ par année », explique M. Deschênes.

La régie attend le résultat de l’appel d’offres lancé par Hydro-Québec.

« On a des petits coussins pour faire le développement dans lequel on s’est lancé dans la dernière année. Ça nous amène une forme de dépense. C’est important de rencontrer nos obligations de paiement et de distribuer les sommes d’argent aux municipalités participantes », justifie M. Deschênes.

Après avoir mis en service le parc Dune-du-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine, la régie pourrait ajouter quelques éoliennes supplémentaires.

Le nom est déjà choisi : le parc éolien de la Grosse île.

« On n’a pas d’avancée. On n’a rien de concret. On a des démarches et des représentations en cours avec Hydro-Québec. Les discussions vont assez bien », avance prudemment celui qui est aussi le maire de Sainte-Anne-des-Monts.

Le comité de liaison est toujours actif pour s’assurer de l’acceptabilité sociale du projet.

« On n’a rien de concret devant nous, mais on croit fermement que d’ici la fin de l’année 2022, on sera en mesure de savoir si on va de l’avant aux îles ou si le dossier se ferme », souligne avec un optimisme prudent le président alors que la Régie de l’énergie du Québec a rejeté l’idée d’un câble électrique sous-marin entre l’Anse-à-Beaufils et l’archipel afin de l’alimenter en électricité à partir du continent.

La constitution de l’entité juridique pour développer ce parc n’est pas une garantie d’obtenir le mandat.

« Au lieu de planifier et prévoir quelques semaines ou quelques mois de travail pour constituer l’entité, on a fait ça en amont, ce qui fait que si on a le ok, on va être en mode développement et construction dès le jour un. C’est vraiment une forme de prévoyance et de saine gestion », conclut M. Deschênes.