La fraise gaspésienne plus rare cet été

Dure année pour la fraise gaspésienne alors que la production n’a atteint que 50 % de sa capacité habituelle.  

Le petit fruit tant attendu n’aura fait que passer sur les tablettes des épiceries régionales. Quoique plus petite par rapport aux dernières années, le rouge éclatant et son goût juteux et sucré pouvait plaire aux amateurs.

La production de la ferme Bourdages Tradition, qui fournit les épiceries de la Gaspésie et exporte vers les grands centres, a été réduite de 40 à 50 % cette année en raison de différents facteurs.

« Il y a eu un gel au printemps et peut-être que l’aoûtement de l’automne passé qui n’a pas été tout à fait adéquat », explique le président-directeur général de la ferme, Pierre Bourdages.  

La fraise d’automne est prête mais le volume ne permettra pas d’alimenter les marchés régionaux. Elle ne sera disponible qu’au kiosque de la ferme de Saint-Siméon.

La production de maïs devrait être normale et il sera prêt dans environ deux semaines. Les autres légumes seront dans les temps et la quantité devrait être normale.

La diminution du rendement amène une vingtaine de travailleurs étrangers à quitter cette semaine.

Il en restera plus qu’une douzaine « pour s’assurer de faire les légumes et les autres produits qu’on a à transformer et produire et aussi cueillir le reste des fraises », conclut M. Bourdages.  

C’est une deuxième année plus difficile pour la ferme qui célèbre ses 200 ans d’existence.

L’an dernier, quelque 30 % des fraises de la ferme avait été perdues par manque de cueilleurs dû à l’absence des travailleurs étrangers en raison de la pandémie.