Grue portique : Ottawa dit non à Grande-Rivière

Après six mois d’attente, Ottawa est catégorique : il ne sera pas au rendez-vous dans le dossier de la grue portique au quai de Grande-Rivière.

Questionnée en marge d’une annonce pour les ports de petits bateaux, mardi, dans le quartier Newport de Chandler, la députée-ministre de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, a été claire.

« J’ai fait mes vérifications. Il y a des champs de compétence. Ce qui concerne le fédéral, ce sont les ports pour petits bateaux et les cales de halage. En ce qui concerne les grues portiques, c’est vraiment un champ de compétence provinciale », explique Mme Lebouthillier.

Une réponse qui n’a pas plu au maire de Grande-Rivière, Gino Cyr. Il rappelle qu’il faudrait 1,4 million $ pour compléter le montage financier.

« J’ai comme l’impression que depuis le mois de janvier, on s’est fait garrocher de gauche à droite et on est revenu à la case de départ. Je suis un peu déçu. »

Le maire entend poursuivre ses revendications afin s’assurer la sécurité des pêcheurs. Il estime qu’il pourrait tout de même aller chercher une somme de 263 000 $ d’Ottawa pour le halage, « qui pourrait peut-être passer là ».

Québec avait espéré une modification au Fonds des pêches pour faire approuver le projet. M. Cyr attend maintenant une réaction du gouvernement provincial.

La communauté des pêches et la Ville demandent depuis quatre ans une grue portique de 60 tonnes dans le parc industriel, un projet estimé à 2 millions $.

Le milieu est prêt à injecter 500 000 $ alors que les gouvernements ont payé 100 % des infrastructures ailleurs, rappelle le maire qui a eu beaucoup d’échanges avec le cabinet du ministre des Pêches du Québec.

La valeur des débarquements est de quelque 36 millions $ au quai de Grande-Rivière.