Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé prône un train écologique pour la Gaspésie

Le groupe écologiste Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé mise maintenant sur le retour du train en Gaspésie afin d’améliorer le bilan des gaz à effet de serre dans la région.

Après avoir débattu durant une décennie de la question des hydrocarbures, le groupe a accepté l’invitation du Comité citoyen pour le développement de Gaspé et de Solidarité Gaspésie afin de développer le volet environnemental du chemin de fer dans la foulée du rapport Le réseau ferroviaire gaspésien déposé le 15 juin dernier.

« Le train est beaucoup plus écologique. Ça n’émet que, selon les auteurs, de 2 à 4 % des gaz à effet de serre. Par contre, on veut aller plus loin et regarder ce qu’on pourrait faire pour obtenir un train électrique plutôt que d’utiliser du carburant », mentionne la présidente et porte-parole, Lise Chartrand.

L’organisme estime que l’utilisation du chemin de fer représente environ 40 % du fret, mais ne représentent que 1,9 % des émissions de gaz à effet de serre liées au transport. Une tonne de fret, sur 200 kilomètres, avec un litre de carburant, peut être acheminée alors qu’un camion lourd le fait sur 2 à 4 kilomètres.

Ce projet du retour du train en Gaspésie devient une priorité à l’heure de l’urgence climatique actuelle, croit le groupe écologiste.

L’organisation va faire appel à des experts pour documenter la question.

Outre le train électrique, la gestion écologique des herbes sur la voie ferrée préoccupe aussi.

« Certaines entreprises ont fait des avancées dans ces domaines. On ne voudrait pas que du glyphosate soit répandu partout en Gaspésie », note la présidente.  

La question du bruit, notamment dans les gares de triage, la nature des matières qui seront transportées feront partie des préoccupations du groupe tout comme le transport des personnes.

« L’option est de rendre disponible le train pour les gens dans le quotidien. Est-ce possible d’avoir un train pour aller d’un endroit à l’autre en Gaspésie ? Il y a les soins médicaux où certains doivent faire beaucoup de route », mentionne Mme Chartrand.

C’est « un gros dossier », lance-t-elle, qui prendra plusieurs mois pour présenter des solutions vertes.

La voie ferrée sera réparée jusqu’à Port-Daniel-Gascons en 2024 et Québec n’a toujours pas d’échéancier pour Gaspé.

« Le plus rapidement qu’on l’obtient, mieux c’est pour l’environnement. Seulement en camions, c’est 900 camions par année qui se promènent sur nos routes. C’est beaucoup de gaz à effet de serre. C’est beaucoup de dommages sur nos routes. Plus vite on agit, mieux c’est », indique Mme Chartrand.

Avec l’adoption sur la loi mettant fin aux hydrocarbures au Québec, le train devient un dossier intéressant.

« C’est un dossier qu’il faut prendre. On ne voudrait pas qu’il vienne n’importe quoi comme train. Il vaut mieux le faire de la bonne façon et de la façon la plus écologique possible », mentionne la présidente qui souligne que le contexte électoral de l’automne est « le bon moment d’agir ».