Château Dubuc : Québec doit s’impliquer, selon la mairesse de Chandler

La mairesse de Chandler demande l’aide de Québec pour protéger le Château Dubuc.

Le bâtiment, témoin de l’histoire industriel de la Ville, est menacé alors que le mur de protection est lourdement endommagé, ce qui le rend vulnérable aux tempêtes de l’automne prochain.

Interpellée, Louisette Langlois affirme que ça prendra l’aide de Québec.

« C’est le seul patrimoine vivant qui reste de l’histoire industriel de Chandler. Il est cité patrimonial par la Ville et la MRC », dit-elle.

Les coûts sont d’un minimum d’un million $ pour protéger ce bâtiment alors que la galerie avant se trouve pratiquement dans la mer.  La facture pourrait même aller jusqu’à trois millions $.

Plusieurs représentations ont été faites. Québec est prêt à payer 20 % de la facture et Ottawa estime qu’il s’agit d’une compétence provinciale.

« Ça prend une solution miracle, une très grande volonté du gouvernement du Québec pour nous aider à sauver ce bâtiment-là ou minimalement, le protéger des tempêtes », dit l’élue qui a discuté jeudi avec le ministère de la Culture.

Le bâtiment centenaire témoigne de la présence de l’industrie du papier-journal dans l’Est-du Québec. J. Alfred Dubuc y invitait des personnalités américaine et européenne au début du siècle dernier. Surnommé le Roi de la pulpe, il dirigeait une multinationale qui avait des usines à Chandler, Val-Jalbert, Chicoutimi et Port-Alfred, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Brooklynn, aux États-Unis. Admis dans les hautes-sphères de la finance américaine, il a terminé sa carrière comme député à la Chambre des communes.

Mme Langlois demande le même traitement que celui accordé à Percé qui a reconstruit son littoral au coût de 20 millions $ dans le secteur de l’anse du sud.

Les travaux ont été complétés en 2018.