Beaucoup d’effervescence et de travaux sur le rail, ce qui ravit la Société du chemin de fer de la Gaspésie

Les activités s’accélèrent dans la réfection de la voie ferrée entre Caplan et Port-Daniel-Gascons.

Alors que Québec a travaillé sur l’aspect ingénierie en coulisse et pratiqué un silence de 20 mois, une cascade d’appels d’offres a été lancée depuis février.

Au total, neuf appels seront lancés d’ici l’été si le rythme se maintient avec l’objectif de rallier Port-Daniel-Gascons au réseau en 2024.

Cinq l’ont déjà été : le contrat de reconstruction du pont du Ruisseau Leblanc à Caplan et ceux pour la réhabilitation du pont de la rivière Bonaventure et de la rivière Shigawake et du remplacement du ponceau du ruisseau Castilloux à Port-Daniel-Gascons.

Dans le cas de la structure de Caplan, le contrat a déjà été octroyé au montant de 7,9 millions $ à Construction Polaris CMM.

Pour la rivière Bonaventure, un seul soumissionnaire a déposé une offre à 6,6 millions $ ; même scénario pour la rivière Shigawake avec une seule proposition à 9,2 millions $. Pour le ruisseau Castilloux, la plus basse soumission est de 3,1 millions $.

Ces contrats ne sont pas encore accordés.

Québec vient de lancer l’appel d’offres pour la réhabilitation du pont de la petite rivière Port-Daniel.

Ces prochaines semaines, d’autres appels d’offres sont prévus pour le remplacement de deux ponts du ruisseau Arsenault et d’un ponceau sur le ruisseau de l’Église à Caplan et le déplacement de la voie ferrée près de la cimenterie à Port-Daniel-Gascons.

Dans ce dernier cas, une séance d’information publique aura lieu avant le début des travaux.

« Depuis le début de l’année, je suis obligé de dire que je suis bien heureux de voir la tournure que ça prend et que ça respecte le calendrier qui a été déposé. Je suis confiant qu’en 2024, on sera rendu à Port-Daniel », se réjouit le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé.

Sur le tronçon Port-Daniel-Gascons-Gaspé, une réévaluation des coûts et de l’échéancier est en cours, sans donner une fois de plus de date précise pour atteindre le terminus de Gaspé.

« Je m’attends que d’ici à la fin de l’année, le ministère soit capable de donner une date pour Gaspé, avec un échéancier des travaux à réaliser qui sera fiable et concret », espère M. Dubé.

En parallèle, le retour du train de Via Rail en Gaspésie demeure une priorité pour la députée-ministre de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine.

En 2016, Diane Lebouthillier avait obtenu l’assurance de l’ancienne direction que le train de passagers se rendrait à New Carlisle dès que le rail sera réparé, ce qui est prévu en 2024 pour le tronçon Caplan-Port-Daniel.

« Surtout quand on voit tous les problèmes qu’on a avec le transport aérien. Je ne promets pas le retour du trail en 2024, mais je peux vous dire que d’ici 2024, c’est certain que j’aurai eu des discussions avec Via Rail », jure Mme Lebouthillier.

Ottawa a promis 46 millions $ pour la réfection de la voie sur le troisième tronçon Port-Daniel-Gascons -Gaspé pour faire face à l’érosion côtière.

Avec la flambée des coûts de construction, Mme Lebouthillier ne s’avance pas à bonifier l’enveloppe si nécessaire et se montre sceptique.

« Je vais le croire quand je vais le voir. On a quand même 24 kilomètres en zone d’érosion. Je ne sais pas si vous avez vu sur le banc de Pabos. Je ne suis pas sûre que j’embarquerais dans un train. Il va falloir s’armer de beaucoup de patience », affirme l’élue.

Jusqu’à maintenant, Québec a dépensé plus de 100 millions $ sur la réfection du rail entre Matapédia et Gaspé.

L’enveloppe disponible, en incluant la participation d’Ottawa, est de 280 millions $.

Tous s’entendent pour dire qu’il faudra davantage d’argent pour atteindre Gaspé.