Un rassemblement pour la 45e journée d’action contre les violences sexuelles
À l’occasion de la 45e journée d’action contre les violences sexuelles, lancée par le Regroupement québécois des centres d’aides et de lutte contre les agressions sexuelles (RQCALACS) qui se déroule aujourd’hui (18 septembre), le CALACS de l’Est du Bas-Saint-Laurent et le Centre de Femmes de la Vallée de la Matapédia ont réuni la population hier (17 septembre) à Amqui.
« Chaque année, la Journée d’action contre les violences sexuelles rappelle l’importance de la mobilisation collective pour lutter contre les agressions sexuelles », a exprimé Judith Provost, intervenante à l’accompagnement et à la prévention chez CALACS de l’Est du Bas-Saint-Laurent. « La campagne de cette année porte une revendication claire, le soutien et l’accès à la justice et aux ressources devraient être sans entrave ».
La campagne vise donc à « dénoncer ces entraves, exiger un soutien fluide et conditionnel », ajoute Mme Provost.
Quelques statistiques au Québec :
- Environ le 2/3 des personnes qui font appel aux organismes d’aides indique ne pas avoir été cru lors de leurs premiers dévoilements;
- Près d’une femme sur trois et un homme sur cinq rapporte avoir vécu au moins une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans;
- Chez les jeunes trans et non-binaire de 14 à 25 ans, 44% rapportent avoir vécu des violences sexuelles;
- 75% des jeunes de 15 à 25 ans adhèrent à des mythes qui mettent en doute la crédibilité des victimes et plus de 7 sur 10 à des mythes qui déresponsabilise les auteurs.
« Nous souhaitons dénoncer la culture du viol et les failles du système qui revictimise les survivants et les survivantes, revendiquer et mobiliser pour un soutien sans entrave via une collaboration intersectorielle (justice, santé et services sociaux), rappeler le rôle essentiel de CALACS et des organismes communautaires (…), exiger une augmentation significative du financement à la mission des organismes », mentionnait l’intervenante.
Lors de l’évènement, une grande toile fut garnie de mots et dessins dénonçant les violences sexuelles, ainsi que des peintures sur roche pour véhiculer des messages d’espoirs pour les disposer dans des lieux inspirants.
