Maxime Blanchette-Joncas dénonce l’annulation des redevances aux plateformes de diffusion en ligne étatsuniennes par le gouvernement Carney

Christophe Moquin | 3 août 2026 | 09:56
Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes, juin 2026 | Photo de courtoisie Bloc Québ.cois

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, dénonce l’annulation de toute redevance de base exigible aux plateformes de diffusion en ligne étatsuniennes comme Netflix ou Amazon Prime par le premier ministre Mark Carney.

En effet, Ottawa a confirmé à la Cour d’appel fédérale l’élimination de la contribution de base de 5 % que le CRTC réclamait aux plateformes de diffusion américaines depuis 2024 afin de financer les médias et la culture d’ici.

« Mark Carney sacrifie de nouveau notre secteur culturel dans une autre faible tentative de plaire à Donald Trump, qui n’a absolument rien cédé en retour. Non seulement cette décision nuit à l’avenir de notre télévision et de notre cinéma, mais elle constitue un autre abus de pouvoir de Mark Carney qui dicte au CRTC sa réglementation alors qu’il s’agit d’un organisme indépendant. Il outrepasse ses pouvoirs légaux et met en péril la culture québécoise. Pire encore, il traite notre culture comme un vulgaire obstacle au commerce, à l’instar de Donald Trump. C’est une honte et il doit reculer », a commenté Maxime Blanchette-Joncas.

Il s’agit, pour le député, du troisième recul du gouvernement Carney, ayant exigé en juin dernier que le CRTC revoie sa décision de hausser ces redevances de 5 % à 15 % et ayant annulé, le 29 juin 2025, la taxe sur les services numériques imposables aux géants du Web.

« Trois fois plutôt qu’une, Mark Carney a démontré qu’il n’a aucune hésitation à sacrifier notre culture face à Donald Trump. Cet abandon de toute redevance de base aujourd’hui démontre que le Canada met fin à toute tentative de faire contribuer les milliardaires des géants du Web. C’est dix ans de lutte de nos artisans pour l’avenir de la culture que Mark Carney jette aux poubelles. Dans le combat québécois, mais aussi mondial, pour la sauvegarde de la diversité des expressions culturelles, les libéraux choisissent le camp des oligarques étatsuniens. Le Bloc Québécois quant à lui continuera de se battre avec nos créateurs de chez nous », ajoute le député Blanchette-Joncas.

Par cette décision, Mark Carney renonce à des milliards de dollars qui arriveraient d’entreprises étatsuniennes. De plus, le député conclut que ce sont les contribuables qui seront appelés à remplacer la part de contribution des géants étatsuniens du numérique.