Damabois rencontre Bernard Drainville pour lui mettre au parfum de ses difficultés financières

Christophe Moquin | 15 juillet 2026 | 08:32
Photo de courtoisie Pascal Bérubé

À la suite de l’arrêt des opérations des usines Bois Chic-Chocs de Cap-Chat ainsi que de Saint-Damase-de-Matapédia de l’entreprise Damabois pour une durée indéterminée, l’entreprise a reçu la visite de Bernard Drainville, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, le 10 juillet dernier, en compagnie de Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia-Mitis, et Stéphane Sainte-Croix, député de Gaspé.

Rappelons que cette visite découle d’enjeux sur leur approvisionnement du bois, une situation qui résulte des mesures de protection du caribou imposées par le gouvernement du Québec en Haute-Gaspésie depuis 2023.

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« Chez Damabois, l’on vit une difficulté financière. Ces difficultés datent depuis trois ans, avec l’avènement du moratoire sur la protection du caribou montagnarde en Haute Gaspésie », explique Arold Truchon, directeur des approvisionnements pour le groupe Damabois. « Bien évidemment, on a demandé des compensations en lien avec cette protection. On a toujours dit qu’on n’était pas contre la protection du caribou, mais qu’on ne voulait pas en faire les frais ».

Damabois a aussi proposé à M. Drainville un projet de conversion de leur usine. « C’est un dossier que connaissaient déjà les deux autres ministères, le ministère des Ressources naturelles et le ministère de l’Environnement. Donc, M. Drainville étant à l’Économie, les deux autres ministères nous ont dit de mettre M. Drainville au parfum ».

Damabois indique que la rencontre s’est bien déroulée. L’entreprise souhaite un dénouement positif et pouvoir redonner un travail à ceux l’ayant perdu aux usines dernièrement.