Un train quotidien pourrait revenir dans la région en 2027

Christophe Moquin | 23 juin 2026 | 09:51

Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, a confirmé à notre équipe que le dossier du transport ferroviaire pourrait se concrétiser en 2027. Un train quotidien pourrait donc être disponible au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, reliant Québec à La Gaspésie.

Présentement, le train passe trois fois par semaine et durant la nuit. « Le train part de Montréal, ou voir d’Halifax, et ça fait en sorte que ce trajet est tellement long, que c’est impossible qu’il soit arrêté de jour partout sur l’ensemble du territoire où le trajet est desservi », indique le député.

Maxime Blanchette-Joncas est confiant. « On a eu des discussions avec VIA Rail dernièrement, ils ont été de passage en Gaspésie, j’ai même moi-même lancé l’invitation pour qu’ils viennent dans le Bas-Saint-Laurent. Il y a un changement de gouvernance à VIA Rail présentement, puis l’on sent plus d’ouverture, comparativement à auparavant, pour réinstaurer un transport ferroviaire, donc un train qui passerait chaque jour dans le Bas-Saint-Laurent et La Gaspésie ».

La portion de rails entre Matapédia et Port-Daniel fut rachetée par le gouvernement du Québec et est refaite, ainsi qu’une portion entre Port-Daniel et Gaspé.

Des enjeux réels

« Même les gens de La Matapédia m’en parlent. On en a des gares dans La Matapédia, que ce soit Causapscal, Amqui, Sayabec. Les gens l’on déjà prit le train, mais ils l’ont délaissé parce qu’il passe pendant la nuit. Personne n’est intéressé à se lever en pleine nuit pour prendre le train », poursuit Maxime Blanchette-Joncas.

Ces enjeux découlent aussi d’un contexte socioéconomique et sociodémographique. « La population est plus vieillissante (…), le train pourrait être une solution de rechange » lors de journées de pluie ou de tempête hivernale. Le train est, de plus, une solution pour les gaz à effet de serre, le transport étant la source principale d’émission de gaz à effet de serre dans la région. « C’est un transport collectif qui, à mon avis, dans le 21e siècle, est nécessaire ».

VIA Rail a évoqué que son premier enjeu est les wagons avec couchette, qu’ils n’ont pas et qui coûte cher à produire. Un train de jour leur éliminerait cet enjeu.