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La culture, c’est du sport | Une rencontre entre deux univers
Cet avant-midi (7 avril), Diffusion Mordicus a initié l’évènement La culture, c’est du sport, dans lequel de jeunes hockeyeurs de l’École secondaire Armand-Saint-Onge ont participé à un match amical avec l’artiste Émile Bourgeault, à l’aréna d’Amqui. En plus de la partie, entre les périodes, le directeur général et artistique chez Diffusion Mordicus, Michel Coutu, a animé un jeu questionnaire interactif. Des questions sur la culture étaient adressées aux hockeyeurs et d’autres sur le hockey, aux jeunes d’une classe de musique matapédienne.
« Le but de ce match, organisé par Diffusion Mordicus, est qu’on parles souvent que le hockey prend beaucoup de place, que la culture en n’a pas assez. Nous autres, on trouve que la culture, puis le hockey, ça va bien ensemble. On fait énormément de culture à la polyvalente et il se fait énormément de hockey et du volleyball. Je trouve que c’est égal. Ce que je voulais démontrer aujourd’hui, c’est que la culture, c’est du sport », évoque Michel Coutu.
Cet évènement est né des acteurs du sport et de la culture. Après avoir discuté de l’initiative avec Émile Bourgeault, au Rendez-Vous panquébécois de Secondaire en spectacle, en 2025 à Amqui, Michel Coutu a glissé l’idée à l’hockeyeur Samuel Poirier.
« Il me parle : aimerais-tu ça faire une game de hockey amical avec un artiste québécois (…)? Moi, de base, je joue au hockey pour le fun, quand il m’a dit ça, bien là, je me suis dit qu’il n’y a pas de compétitions ni rien, on s’amuse (…). C’est ça que j’aime », commente Samuel Poirrier.
« L’idée (…) est d’organiser une journée de médiations culturelles entre un artiste, des jeunes sportifs, puis de faire des parallèles. Je suis un fan de sport aussi, je joue au hockey et je fais beaucoup de musique aussi dans la vie, c’est cool de partager ça », indique l’artiste Émile Bourgeault.

Un match pour créer un pont entre deux disciplines
Plus qu’un rassemblement, la rencontre est porteur de message.
« On joue au hockey plus pour compétitionner, puis vraiment se donner (…). Moi, comment je trouve ça important un évènement de même, c’est que tu t’amuses, puis tu prends ça pour le fun, parce que de base, on s’inscrit au hockey principalement pour se divertir, puis trouver des moyens de sortir de l’école (…). On apprend de la culture, en plus de ça. C’est pour ça que je trouve ça important », explique l’hockeyeur.
« C’est aussi qu’il y a une passation avec les jeunes ados. C’est le fun de pouvoir montrer que c’est possible de faire du sport, puis de l’art, puis de la musique, et que c’est compatible les deux (…). Quand je jouais au hockey, ado, je ne disais pas que je chantais des tounes dans la chambre. L’inverse aussi, avec ma gang d’art, je ne disais pas que je jouais au hockey. C’était un peu tabou (…). Je pense que c’est très compatible », ajoute l’artiste.
L’activité s’inscrit dans une démarche de médiation culturelle et artistique pour créer un pont entre ces deux univers. Pour Diffusion Mordicus, il est important de développer cette initiative permettant de rejoindre les jeunes à travers de leurs passions.
