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Anyma Ora’ sera de passage à la salle Jean-Cossette d’Amqui | Entretien avec l’artiste
Photo de courtoisie Diffusion Mordicus L’artiste électro-pop autochtone Anyma Ora’, originaire de Wendake, sera de passage à la salle Jean-Cossette d’Amqui le 22 janvier à 20h pour présenter un spectacle en trio. Elle fut, entre autre, récompensé par trois prix lors du dernier Gala des prix RIDEAU.
L’artiste est un coup de cœur pour Diffusion Mordicus, comme l’exprime son directeur général et artistique, Michel Coutu.
« Certains artistes nous hypnotisent littéralement lors de leur prestation, au point où l’on a l’impression que le temps s’arrête. Anyma Ora’ nous transporte ailleurs, le temps d’un spectacle ».
Entretien avec l’artiste
Comment votre carrière musicale a vu le jour ?
« La carrière musicale, je dirais que ç’a été un élan de cœur et quasiment une obligation, d’avoir besoin de m’exprimer, par rapport à plusieurs choses que je vivais, des émotions, des émotions concernant le deuil, et pouvoir utiliser la musique pour me guérir. Sinon, la musique m’a trouvé quand j’étais très très jeune, donc, c’est juste un élan naturel pour moi ».
Comment qualifies-tu ton style musical ?
« Je suis Wendat, qui est une première nation de Québec, Wendake, je suis très proche de ma culture et je voulais apporter quelques sonorités qu’on retrouve dans ma nation. Donc, au niveau des percussions, d’aller vers un côté un peu plus terre, un peu plus tribale. Aussi, des sons de flûtes à travers ça et quelques bouts, dans les chansons, que j’utilise pas de mots, donc des moments où je dis Eh, Ah à la place de mettre des mots. Pour moi, cela rappelle beaucoup ma nation, donc c’est comme un mixte entre la musique pop, qu’on écoute à la radio, et des sonorités qui viennent de ma nation ».
Quelle est l’importance de la culture autochtone dans ta musique et ta vie ?
« Je dirais que c’est primordial. En fait, ma culture c’est d’avoir un respect avec tout ce qui coexiste avec soi. Donc, c’est d’avoir ce regard d’équité, je dirais, entre tous les êtres vivants et surtout de trouver les moyens à travers l’occident de faire de bonnes actions pour la terre, de devenir de meilleurs humains pour elle et travailler en accordance avec elle, avec son rythme au lieu de la défaire, déforester, détruire, polluer. Puis, on a tous un bout de chemin à faire, même moi, dans mon quotidien. Donc, je dirais qu’être autochtone, puis ma culture, c’est ça qu’elle m’apprend, d’avoir le respect envers tout se qui existe. Essayer de devenir une meilleure personne dans son quotidien pour pouvoir apporter plus de paix autour de soi ».
À quoi peut-on s’attendre en allant voir ton spectacle ?
« C’est un mixte entre émotion et énergie. C’est aussi un espace où j’aime beaucoup créer des moments pour qu’on lâche prise de certaines émotions. Donc, je dédie souvent les chansons aux gens qui veulent vivre des émotions et, s’ils ont besoin de pleurer ou s’ils ont besoin de bouger, c’est le moment pour le faire. La musique propose la possibilité de se laisser aller et de rentrer à l’intérieur de soi pour pouvoir voir ce qui se trame. Puis, souvent, les chansons peuvent nous apporter là. Donc, c’est des chants qui viennent de ma nation, que j’apporte avec moi sur scène et que je partage avec les gens. Il y a une partie de ma culture, une partie de mon histoire ».
Lors du spectacle, elle interprétera sur scène les pièces de son album Humans, paru en 2021, ainsi que quelques chansons exclusives qui paraîtront sur son deuxième album.