Maxime Blanchette-Joncas dresse son bilan de 2025

Christophe Moquin | 23 décembre 2025 | 08:13
Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 5 décembre dernier | Photo de courtoisie Bloc québécois

M. Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, dresse le bilan de son année 2025, qualifiant l’année de rocambolesque, avec entre autres l’élection fédérale en avril dernier planée par des tarifications douanières américaines et son arrivé dans sa nouvelle circonscription.

Lors de son arrivée, il a, entre autres, ouvert son bureau à Amqui et engagé M. Marc Beaudoin comme attaché politique, un homme connu de La Matapédia, ayant été journaliste à la TVC de La Matapédia.

Il énonce aussi l’adoption du projet de loi du Bloc Québécois pour préserver le système de gestion de l’offre, qu’il certifie de phénoménal.

« S’il y a bien une chose que j’ai comprise dans La Matapédia, évidemment l’industrie forestière est importante, mais également l’agriculture, et je pense qu’on n’a pas besoin d’aller très loin pour l’observer. La production laitière est très importante, on a quelques producteurs aussi d’œufs, et le système de gestion de l’offre inclut notamment ces deux types de production (…). L’agriculture, dans La Matapédia, avait été beaucoup mise à mal dans les dernières années, parce que le gouvernement fédéral avait signé de nouveaux accords avec notamment l’Europe et les États-Unis, et ça avait créé des brèches dans notre système de gestion de l’offre, ce qui veut dire que des produits, notamment laitiers, qui rentrait sur nos tablettes et qui concurrençait nos producteurs », explique M. Blanchette-Joncas.

Pour lui, protéger le modèle agricole québécois est d’une importance capitale.

Un gouvernement fédéral en période trouble

Il indique que nous vivons une période trouble en politique fédérale.

« Il y a une personne qui s’est présentée pour remplacer Justin Trudeau au Parti libéral, en mars dernier, Mark Carney, le premier ministre du Canada. Il s’était présenté comme un sauveur, présentement ce que l’on observe, c’est un faux sauveur, plutôt un imposteur », commente le député.

Il déclare que depuis octobre dernier, aucune négociation n’a été effectuée entre le Canada et les États-Unis dans le dossier des tarifications douanières et des reculs sur la taxe des géants du web. Il énonce aussi qu’il n’y a pas de défenses directes des secteurs économiques clés dans l’industrie forestière, l’aluminium, l’aéronautique et la culture.

Ses priorités pour 2026

En 2026, les dossiers prioritaires du député sont le bois d’œuvre et l’économie en général.

« Pour moi, la question du bois d’œuvre, les tarifications qui sont imposées, jusqu’à hauteur de 45% présentement, c’est insupportable. Les entreprises présentement, certaines doivent virer à perte, parce qu’ils ne sont plus capables de vendre à profit leurs bois sur les marchés américains, qui est un marché très important pour eux, et là le soutien du gouvernement fédéral n’est pas adéquat », conclut-il.