Joël Arseneau souhaite contrer le gaspillage alimentaire

Christophe Moquin | 18 décembre 2025 | 13:30
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Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en Environnement et Lutte aux changements climatiques, Joël Arseneau, renouvelle le discours que sa formation politique adoptera des mesures fortes pour mettre fin au gaspillage alimentaire et à la destruction des vêtements et d’autres bien invendus.

Il dénote que le Gouvernement de la CAQ n’avance pas dans ce dossier.

« À pareille date l’an dernier, j’exhortais la CAQ à agir pour que ce soit le dernier Noël où l’on est témoin de gaspillage et d’appeler au feuilleton mon projet de loi contre le gaspillage, sans succès. La semaine dernière, j’ai également déposé une motion pour interdire la destruction de biens encore propres à la consommation, le gouvernement caquiste a choisi de bloquer la motion. Le gaspillage choque les Québécois, ils pourront compter sur un gouvernement péquiste pour agir », martèle Joël Arseneau.

C’est désormais 1,7 million de Québécois qui sont touchés par l’augmentation du coût de la vie et l’insécurité alimentaire. M. Arseneau estime que les Québécois ne tolèrent plus l’inaction du gouvernement.

« À l’approche des Fêtes, les Québécois sont sensibles au sort de leurs concitoyens. Le gaspillage alimentaire et la destruction de biens neufs qui pourraient autrement profiter aux moins nantis à un coût élevé pour notre société, tant sur le plan social, économique que de l’environnement. Il faut donc s’assurer que les entreprises cessent de gaspiller, qu’elles soutiennent plutôt les banques alimentaires et les personnes dans le besoin plutôt que de remplir les conteneurs à destination des dépotoirs », croit Joël Arseneau.

Le Parti Québécois souhaite s’inspirer de la France, État qui s’est doté d’une loi encourageant les commerçants à donner leurs invendus à des organismes de lutte contre la précarité en échange d’une réduction fiscale.

Le porte-parole mentionne, de plus, que le Québec pourrait se servir de l’article 53.29.1 de la Loi sur la qualité de l’environnement pour agir, loi qui peut limiter la génération de matières résiduelles et assurer leurs éventuelles récupération et valorisation, mais que la CAQ s’y refuse obstinément.

Il conclut en indiquant que les règlements fédéraux poussent les entreprises à comptabiliser la valeur des biens invendus qu’elles détruisent pour la déduire de leurs profits et exige la destruction des invendus pour rembourser les droits de douane qu’il perçoit.

« C’est complètement absurde que des entreprises puissent jeter des produits propres à la consommation et recevoir un chèque. Absurde que des aliments, des vêtements, toute sorte de produits carrément neufs finissent à la poubelle avec la complicité du régime fiscal », déplore le député péquiste.

Un projet de loi visant à lutter contre le gaspillage (Loi 697) fut déposé en avril 2024 par Joël Arseneau. Il souhaite que le gouvernement permette l’étude de cette loi, puis son adoption.