Articles récents
Articles récents
Diabète BSL déploie un programme pour éduquer et prévenir le diabète
Crédit photo | Deposit photos L’organisme Diabète Bas-Saint-Laurent déploie un nouveau programme d’activités pour renforcer l’effort d’éducation et de prévention du diabète dans un contexte de pénurie de services en santé, en collaboration avec les Club de 50 ans et plus des MRC de Rimouski-Neigette, La Mitis, La Matapédia, La Matanie et la Haute-Gaspésie.
Dans les différentes MRC, de février à juin, Diabète BSL proposera cinq cafés-rencontres mensuels visant à rapprocher les services des populations rurales et aider les gens vivant avec un diabète de type 1 et manquent de services.
« Malgré le travail des infirmières-pivots, on n’a pas assez de suivi. Dans mon dossier, ça dit que je dois voir mon médecin au 3 mois, mais je suis chanceuse si j’ai un suivi aux 6 mois. Et c’est sans compter qu’il n’y a aucun endocrinologue à l’Est de Rimouski », témoigne une membre de Diabète BSL vivant avec un diabète de type 1 dans la Matanie.
Ce manque de services engendre des conséquences concrètes et évitables selon l’organisme.
« J’ai rencontré une dame diagnostiquée avec un diabète LADA depuis près de 10 ans, hospitalisée à plusieurs reprises à cause de complications, sans jamais qu’on lui ait expliqué ce qu’est un diabète LADA », raconte Noémie Gagnon, coordonnatrice chez Diabète BSL. « On a d’autres membres qui nous racontent avoir reçu leur diagnostic sur leur boîte vocale. Ils se font dire : vous faites du diabète, voici votre prescription, puis c’est tout. Les médecins n’ont pas le temps de faire de l’éduction, d’expliquer comment les habitudes de vie peuvent drastiquement aider ou nuire à la gestion du diabète et encore moins d’expliquer les conséquences à long terme d’un diabète mal géré ».
La programmation de cafés-rencontres est disponible sur le site internet de Diabète BSL.
Force des communautés et sous-financement
En 2025, une demande du rehaussement du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) fut déposée. Au Bas-Saint-Laurent, 31.3 M$ étaient nécessaires pour répondre aux besoins de PSOC, mais seulement 401 460 $ ont été accordés, ce qui représente environ 5000 $ par organismes.
« Nous croyons que la première ligne ne devrait pas se trouver dans les hôpitaux, mais dans la communauté, sous forme de mesures de préventions concrètes et constantes. On essaie d’être cette première ligne-là, mais nos moyens sont limités par le sous-financement », mentionne Guillaume Gagnon, directeur de Diabète BSL.
Le diabète, une réalité qui a des conséquences
Au Québec, le diabète est responsable de 30% des accidents vasculaires cérébraux, 70% des amputations non traumatiques des pieds et des jambes, 40% des crises cardiaques et 50% des insuffisances rénales nécessitant une dialyse. Il est aussi la première cause de cécité chez les adultes de moins de 65 ans.
L’éducation, une clef pour Diabète BSL
L’organisme mentionne qu’une personne diabétique bien informée et qui adopte de bonnes habitudes de vie peut vieillir en santé. À l’opposé, par manque de préventions et d’éducations, une personne ayant un diabète deviendra un cas lourd et coûteux pour le système.
« Un diagnostic de diabète de type 2, ce n’est pas une urgence médicale. Ce ne sont pas ces patients-là que le réseau de la santé priorise parce que leur vie n’est pas en danger immédiat. Mais ça prend un accompagnement pour éduquer, pour rassurer et pour trouver des moyens réalistes d’améliorer les habitudes de vie des patients avant qu’ils ne nécessitent davantage de soins médicaux », souligne Mme Gagnon.