Journée de négociations pour les paramédics du Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 6 février 2026 | 06:17
(Crédit photo : Depositphotos)

Les représentants des 39 syndicats préhospitaliers et le gouvernement doivent retourner à la table des négociations le vendredi 6 février dans le cadre de leur convention collective échue depuis plus de 3 ans.

La valeur de l’emploi et la surcharge de travail seraient au cœur des discussions.

Les paramédics se réorientent vers une autre carrière après seulement quelques années en raison de la pression physique et mentale, selon le vice-président de la CSN, François Enault.

« Ce n’est pas comme si on pouvait se passer des paramédics », exprime François Enault

Dans la dernière convention collective, les parties avaient convenu d’une prime d’environ 5 % à être versée en surcharge de travail.

Bien que le syndicat souhaite à terme abroger les surcharges de travail, il estime que les paramédics doivent être compensés dans l’intérim.

Le gouvernement du Québec souhaiterait pour sa part instaurer une prime à la performance individuelle.

« L’approche du gouvernement est injuste à l’égard de nombreux paramédics, en particulier ceux qui œuvrent dans les zones les plus achalandées, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Ce sont le gouvernement et les employeurs qui sont responsables des délais d’intervention ou encore des temps de retenue de civières en centre hospitalier. Ils ne peuvent pas s’en laver les mains et retourner tout ça dans notre cour. »

Une nouvelle offre de l’employeur a été déposée la semaine dernière.