Articles récents
Articles récents
Potentielle coupure de 13 M$ dans les sorties culturelles jeunesse | Diffusion Mordicus est dans l’incompréhension
Crédit photo | Deposit photos Par la sortie du dernier rapport du Vérificateur général du Québec, le gouvernement du Québec pourrait couper dans les sorties culturelles scolaires, pour un montant amputé de 13 M$ dès la rentrée 2026 et de 26,5 M$ à partir de 2027-2028. Cette situation figure parmi les exemples de mesures d’économie prévues par le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Enseignement supérieur pour diminuer le déficit. Ce scénario touche un lot d’incompréhension de la part des acteurs concernés, dont le diffuseur matapédien, Diffusion Mordicus, avec le contexte de refonte du cours de français visant à faire une plus grande place de la culture dans les écoles et la décision gouvernementale, en 2019, que chaque enfant aurait accès à deux sorties culturelles gratuites par année.
« Je pense que les paliers gouvernementaux ne se parlent pas, donc l’on coupe quelque part et on ajoute un programme à un autre endroit. Une chance que le programme scolaire, qui a été mis en place par le CALQ, est un outil incroyable, et ça, ça ne doit pas tomber, mais encore là, ils nous donnent des outils, nous donnes des montants, mais ils font un recul dans un autre ministère, donc il y a une incompréhension totale », commente Michel Coutu, directeur général chez Diffusion Mordicus.
Chez le diffuseur, les sorties culturelles représentent 20% de la clientèle annuelle, 5 500 jeunes sur 12 500 spectateurs qui fréquentent la salle Jean-Cossette d’Amqui. Ce potentiel scénario impacterait directement cette clientèle.
« Les impacts seraient de priver les jeunes et les enseignants d’une rencontre, car lorsque les jeunes et les enseignants se présentent à la salle Jean-Cossette, c’est un moment assez important pour les deux. Ça crée des liens, ça crée aussi une dynamique très différente dans les classes à la suite des spectacles », enchérit M. Coutu.
Diffusion Mordicus reçoit ce potentiel recul du gouvernement comme la suite d’un combat déjà commencé.
« D’aussi longtemps que je me rappelle, à la diffusion, on fait constamment des représentations politiques (…). Déjà que le budget est précaire, on a tendance toujours à prendre les jeunes en otage, et si les budgets sont coupés au niveau du gouvernement (…), l’argent sera pris dans le service aux élèves », conclut M. Coutu en mentionnant la refonte du programme de français, rendant cinq activités culturelles obligatoires dans les plans de cours annuels.
Cette coupure dans les prochaines années représente 66% du financement. Aucune décision claire n’a encore été prise à la suite du rapport du Vérificateur général et le ministère est en réflexion.