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Le ciel est une belle ordure | Entretien avec la distribution
La production théâtrale Le ciel est une belle ordure était de passage à la salle Jean-Cosette d’Amqui en novembre dernier. Pour l’occasion, nous nous sommes entretenus avec la distribution qui comprend Catherine Proulx-Lemay, Sophie Faucher, Pascale Desrochers, Sylvie de Morais-Nogueira et Lou-Vincent Desrosiers.
Cette production, inspirée des romans de Catherine Mavrikakis, est une création du Théâtre de l’Opsis, en codiffusion avec le Théâtre de Quat’Sous. La pièce suit le discours de femmes de plusieurs générations.
Entretien avec la distribution
Cette pièce de théâtre est inspirée d’œuvres littéraires, quelle est la genèse du projet ?
« La genèse c’est vraiment l’amour de Pierre Yves Lemieux, qui est l’idéateur de ce projet, c’est son amour pour l’œuvre de Catherine Mavrikakis, donc c’est lui qui a eu envie de partir de certains de ses romans et de faire une espèce de montage et de mettre la parole de Mavrikakis sur scène », mentionne Catherine Proulx-Lemay.
« Ensuite, Pierre Yves Lemieux a rejoint Luce Pelletier, de l’Opsis, qui c’est passionné pour l’idée. Et après, c’est le processus d’une distribution et tout ça », ajoute Sophie Faucher.
« C’est un vrai processus de création qu’on a vécu, c’est-à-dire essais et erreurs et plusieurs versions (…). Un vrai travail de création, de passer de version qu’on fait ah ça se peut à des versions qu’on fait non, non, ça ça se peut pas du tout, c’est pas pour ça qu’on a signé, on veux pas faire ça », explique Catherine Proulx-Pelletier.
La pièce est un enchaînement de monologues. Comment créer un tout cohérant entre les personnages ?
« C’était beaucoup un travail de texte, car la mise en scène reste assez simple. Tout se joue dans l’écoute pour essayer de rebondir », évoque Lou-Vincent Desrosier.
« Ça impressionne tout le temps beaucoup l’histoire du texte, mais la mémoire est un muscle. Plus tu joues, il y a des choses qui se développent », ajoute Sophie Faucher.
À l’origine, Isabelle Vincent était de la distribution, Pascale Desrochers l’a remplacée. Comment on prend possession d’un personnage quand on a déjà vu une autre actrice l’interpréter ?
« J’ai vu la pièce qui m’avait énormément plu et énormément touché. Après, je suis allé chercher 4-5 romans de Mavrikakis. J’étais moi-même une personne en deuil à ce moment-là, donc c’était comme des médicaments (…). Après est arrivée la proposition de Luce Pelletier que je fasse le rôle qu’Isa avait créé. Ils m’ont donné la captation vidéo que j’ai commencé à regarder 15 minutes, et j’ai arrêté parce que j’avais le vertige. C’était tellement prodigieux ce que je voyais (…). J’ai lu le texte, je sais pas combien de fois (…). je ne suis pas Isabelle, ça s’appelle de l’interprétation, donc faut que je rentre dans cette forêt de mots, que je me joigne à l’orchestre et que ça paraisse pas que quelqu’un remplace », mentionne Pascale Desrochers.
Vous étiez en tournée de trois spectacles dans le Bas-Saint-Laurent. Dans vos vies chargées, comment entrer une tournée dans l’horaire ?
« On s’y prend d’avance, très tôt le théâtre nous demande telle période, est-ce que vous avez des indisponibilités ?, puis ont essaies de dire non pendant ces six semaines-là pour être libre. Une équipe va appeler pour regrouper des dates, c’est vraiment du travail », explique Sylvie de Morais-Nogueira.
La distribution a conclu l’entretien en exprimant le bonheur d’avoir joué dans La Matapédia.
« Je pense que c’est la première fois de ma vie que je jouais à Amqui, j’ai pas fait tant de tournées que ça de ma vie de théâtre, mais quand même. J’avais aucune idée c’est quoi le public d’Amqui. Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui sont intéressés à venir voir cette pièce ? Je suis agréablement surprise de voir que ç’a été une salle … » – Catherine Proulx-Lemay.
« … enthousiaste » – Lou-Vincent Desrosiers.
« Il y a des dames qui ont tant aimé ça qu’elles nous suivent demain soir à New Richmond » – Sophie Faucher.
« Pour vrai, elles vont venir ! » – Pascale Desrochers.
« Ça, ça me bouleverse » – Sophie Faucher.
« Puis faut que ça reste, faut que ça dure. Des gros shows comme au TNM, c’est peux être plus difficile à tournée, mais les shows qui peuvent voyager comme ça, c’est une chance qu’on a de pouvoir faire vivre ce spectacle dans le temps, puis aussi de le faire voir au plus de gens » – Catherine Prouxl-Lemay.
« C’est de la nourriture la culture. D’avoir ça, d’entendre ces mots-là, c’est précieux » – Pascale Desrochers.