Le Parti Québécois promet de lutter contre le gaspillage alimentaire et la destruction des biens invendus

Maxime Morin | 19 décembre 2025 | 05:03
Crédit Photo: PQ

Alors que le coût de la vie continue d’augmenter et que l’insécurité alimentaire touche désormais 1,7 million de Québécois, le Parti Québécois (PQ) annonce vouloir adopter des mesures pour réduire le gaspillage alimentaire et la destruction de biens invendus, notamment les vêtements.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du PQ en matière d’environnement et de lutte aux changements climatiques, critique l’inaction du gouvernement actuel. Selon lui, les mesures prises jusqu’à présent par la Coalition Avenir Québec (CAQ) sont insuffisantes.

« L’an dernier, j’avais exhorté la CAQ à agir pour que ce soit le dernier Noël où l’on assiste à ce gaspillage. Malheureusement, aucune mesure concrète n’a été adoptée », déplore M. Arseneau, rappelant que sa motion visant à interdire la destruction de biens encore propres à la consommation a été bloquée par le gouvernement caquiste le 11 décembre dernier.

Le Parti Québécois souhaite s’inspirer de la législation française, qui oblige les commerçants à donner leurs invendus à des organismes de lutte contre la pauvreté en échange de déductions fiscales. Cette approche a également été adoptée dans d’autres juridictions, comme la Belgique et la Californie.

Selon M. Arseneau, un gouvernement péquiste utiliserait les pouvoirs réglementaires existants pour favoriser la récupération et la redistribution des biens invendus, sanctionnerait les entreprises qui les détruisent inutilement et encouragerait la participation des commerces aux banques alimentaires.

Le député pointe également des incohérences dans le régime fiscal actuel : les entreprises peuvent comptabiliser la valeur des produits détruits pour réduire leurs profits, et Ottawa impose parfois la destruction des invendus pour rembourser les droits de douane, ce qu’il qualifie d’« absurde ».

Le projet de loi 697, déposé par M. Arseneau en avril 2024, reste inscrit au feuilleton de l’Assemblée nationale, en attente d’être étudié et adopté. Le député espère qu’un changement de gouvernement permettra de faire avancer cette initiative.