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Les aventuriers voyageurs | La famille Guilmain-Brunelle en Afrique du Sud | Entretien avec Sylvain Guilmain
Photo de courtoisie Les aventuriers voyageurs Les réalisateurs Sylvain Guilmain et Annie Brunelle sont partis six mois en Afrique du Sud avec leurs enfants. Ce voyage a découlé de trois films, produits par Les aventuriers voyageurs, dont Sur les routes de l’Afrique du Sud, partie 2.
Le film sera présenté dans près de 55 cinémas au Québec, dont au Cinéma Figaro d’Amqui les 21 et 25 mars, au Cinéma Lido Rimouski les 25 et 29 mars et au Cinéma Gaité Matane le 1er avril.
Pour l’occasion, nous nous sommes entretenus avec Sylvain Guilmain pour en apprendre davantage sur cette aventure.
Entretien avec le réalisateur
Comment est arrivée l’opportunité de faire ce film ?
« C’est notre cinquième film pour Les aventuriers voyageurs. L’opportunité est venue il y a une dizaine d’années. Les filles avaient 4 et 6 ans, puis on avait planifié un voyage de six mois en Asie et en Océanie. L’on voulait qu’il reste quelque chose, les filles avaient 4 et 6 ans, est-ce qu’elles vont se rappeler de quelque chose ? Naturellement, on ne savait pas quoi faire et on a rencontré Les aventuriers voyageurs, puis ils nous ont donné l’opportunité de faire notre premier film sur la Polynésie française. C’était un coup de cœur pour cette aventure, puis on a fait d’autres films par la suite.
On est reparti six mois en 2022. Ils nous ont permis de faire trois films sur ce voyage, dont l’Afrique du Sud 1, Botswana-Namibie l’année passée, puis cette année, l’Afrique du Sud 2. On visite la région du Cap principalement ».
Racontez-moi cette expérience.
« On arrive à Johannesburg, puis on fini à Johannesburg. Donc, c’est le cadre en six mois. Les filles finissent l’école en juin, donc, on passe l’hiver austral dans le nord de l’Afrique du Sud, puis on découvre les safaris. On ne savait pas c’était quoi faire des safaris. On découvre vraiment l’idée de faire des safaris, puis c’est le fun en Afrique du Sud, puisqu’on peut le faire par soi-même. On n’a pas besoin d’être organisé. On loue une voiture, on va dans les parcs, c’est quand même bien fait. On a découvert tout ça, puis plein d’autres aspects de la culture sud-africaine pendant le premier mois et demi de voyage.
Après, on est allés vers le nord. Botswana-Namibie, on a découvert d’autres types de safaris guidés vraiment sauvages, où l’on habitais avec les animaux. Dans le deuxième film, c’est assez fascinant comment on est proche des animaux, puis ça fascine les gens. Ils n’en reviennent pas de voir comment on peut s’approcher des animaux sauvages quand ils sont au cinéma. Puis, la Namibie, c’est la traversée du désert. On a loué des 4×4 avec des tentes sur le toit.
Puis, on arrive fin septembre, on revient en Afrique du Sud, puis ils nous restent trois mois de voyage. Il faut faire l’école aux filles, donc on ralentit vraiment le rythme et puis, pendant trois mois, on a traversé l’Afrique du Sud de Kenton à Johannesburg pour boucler la boucle. Ce voyage est la découverte de la culture africaine. Donc, c’est la région du Cap, le Cap de l’espérance, les vignobles, il y a un peu d’histoire. Je suis historien, donc quand même un peu d’histoire. La Garden Route avec l’excursion sur l’eau ou en montagne, le désert du Karoo, la Vallée de la désolation, les fermes d’autruches, donc, on voit beaucoup de choses. On termine dans le Mont Kohoso, qui est l’ethnie de Nelson Mendala. On découvre une culture ancestrale ».
D’un point de vue technique, c’est quoi la réalité de réaliser un film tout en voyageant avec sa famille ?
« C’est une bonne question. Les aventuriers voyageurs, ce n’est pas tout à fait un documentaire. On prête nos yeux aux gens qui sont dans le cinéma et qui voient un voyage à l’écran. C’est un récit de voyage d’une certaine façon, puis on profite de notre voyage, de nos yeux, pour présenter un pays. C’est vraiment à travers notre voyage qu’on voit et qu’on perçoit un pays.
Pour l’aspect technique, c’est moins complexe que si on avait à tourner un documentaire avec une grosse équipe. Donc, il n’y a pas d’organisation, de tournage, puis il n’y a rien d’organisé sur place. C’est caméra à l’épaule, on se filme. Bien sûr, on a de bons instruments, de bonnes caméras, tout ça, c’est de qualité. On essaie de s’organiser un peu. Bon, Annie part en avant pour nous prendre de face, moi je reste en arrière, mettons qu’on fait une randonnée, pour nous prendre de dos. L’on prend quelques moments pour boire de l’eau, l’on prend les paysages ».
Le voyage à créé trois films, comment s’est déroulé la postproduction ?
« C’est un film par année. Moi, c’est long de faire mes films, je suis perfectionniste, il y a beaucoup de travail. Faut choisir les images, j’avais un disque dur complet 4To d’images. Fallait tout visionner, puis construire l’histoire. C’est très long de faire le montage. Après, il faut trouver la musique, faut écrire le texte. Pour moi, c’est un travail très difficile. Naturellement, Annie et les filles me conseillent quand je fais visionner des trucs. C’est un travail de montage, puis je ne suis pas monteur. Je l’ai appris sur le tas. La plupart des aventuriers voyageurs, c’est comme cela aussi, même qu’ils peuvent nous aider en donnant des formations si l’on veut devenir aventuriers voyageurs, c’est très possible. Si je l’ai fait, tout le monde peut le faire ».