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Le CMÉC rend hommage à Laval Morin en donnant symboliquement son nom à l’établissement
Le Centre matapédien d’études collégiales (CMÉC) rendra hommage à Laval Morin en donnant symboliquement son nom à l’établissement. C’est lors du Banquet des 30 ans du CMÉC, le 14 mars dernier, réunissant anciens et actuels étudiants et membres du personnel, ainsi que les partenaires du milieu, que la nouvelle fut annoncée et acclamée par le public présent.
C’est Laval Morin qui pensa à créer un centre d’étude collégiale dans La Matapédia, dans une optique de garder les jeunes dans la région. Avec le directeur du Cégep de Rimouski de l’époque, Alcide Daigneault, ils ont travaillé des années pour que ce rêve devienne réalité. Le Cégep de Matane s’est aussi joint à l’aventure.
« Ça donnait plus de chance de réussite s’il y avait les deux Cégeps à proximité qui donnaient un appui à ce projet, parce que c’était une clientèle à partager. Avoir un centre d’étude collégiale dans La Matapédia, ça voulait dire aussi, possiblement, moins de clientèle pour Matane et Rimouski. C’était l’enjeu », explique Pierre D’Amours, membre du comité de vigie du CMÉC.
« Laval était directeur de la Commission scolaire à ce moment. Il avait un leadership possible. Il avait un pouvoir de développement plus grand, puis c’est dans ce rôle qu’il a pensé à ce projet », ajoute Geneviève Morin, fille de M. Morin.
Revenons brièvement sur les dates historiques importantes. La vision du projet est née dans les pensées de Laval Morin en 1987. Un premier rapport est déposé au Conseil de commissaires, en 1991, par M. Morin et M. Daigneault. En 1992, le Cégep de Matane s’associe au projet, sous une directive du ministère de l’Éducation. Le 4 août 1994, il est confirmé l’ouverture du CMÉC qui ouvrira ses portes à l’automne 1995.

Laval Morin, un nom logique
C’est en ce soir du 14 mars que le comité de vigie du CMÉC, ainsi que la communauté, ont appris la nouvelle.
« Il était tout à fait normal qu’on laisse une trace tangible de sa contribution au milieu matapédien. Pour nous, le CMÉC est tout identifié pour bien représenter sa contribution », mentionne Pierre D’Amours.
« Grande fierté, parce que le dévouement de mon père était vraiment de garder les jeunes en région. Donc, je me vois comme exemple concret d’un gars qui s’en allait à l’extérieur de la région pour étudier aux études collégiales et qui est resté quatre ans de plus dans la vallée, parce que la mise en place du Cégep m’a permis ça », indique Jean-François Morin, fils de M. Morin.
« Très fier et reconnaissante de ce comité qui a toujours travaillé de pair avec Laval. C’est des collaborateurs de premières lignes », conclut Geneviève Morin.
Une plaque commémorative, pour Laval Morin, sera dévoilée à l’automne prochain.